Entre les lignes

Prix Victor Rossel 2026 : Les finalistes « littérature » sont connus !

La littérature belge est à nouveau sous les projecteurs et j’en suis heureux !  
Les cinq romans finalistes du Prix Victor Rossel 2026 viennent d’être dévoilés.
Cinq livres, cinq plumes et autant de façons de raconter le monde. Et au bout du chemin, une seule récompense.
Alors, qui succédera à Claire Huynen et son roman « Les femmes de Louxor » ?

Le Rossel, un prix qui fait battre le cœur des lettres belges

On en parlait précédemment : je n’aime pas que le Rossel soit nommé « Le Goncourt Belge »…(tout est ici ) bien que chez nous aussi, on a ce prix qui mérite qu’on sorte les petits plats dans les grands. Oui, j’aime ce prix !

Créé en 1938, le Prix Victor Rossel est l’une des distinctions les plus emblématiques de la littérature belge francophone.

Et ce prix a du beau monde à son palmarès !

On se souvient notamment d’Adeline Dieudonné, récompensée en 2018 pour La Vraie Vie, d’Antoine Wauters en 2023 pour Le Plus Court Chemin, ou encore de Velibor Čolić en 2024 pour Guerre et pluie (que j’ai trouvé fort de résilience)

En 2025, c’est Claire Huynen qui avait décroché la récompense avec Les Femmes de Louxor. Un roman à l’écriture plate, mais tellement addictif !
Alors oui, la barre est haute…
Mais ici, je ne vous parle que des finalistes pour la catégorie « littérature »

Les romans qui n’ont pas démérité face aux jury

Plusieurs ouvrages ont marqué les jurés sans parvenir à décrocher leur qualification. Parmi eux :

  • Cavillore – Jérémie Claes;
  • L’homme est une fiction – Carmela Chergui;
  • S’en souvenir – Emilia Stefani-Law;
  • Le Chant des contraires – Daphné Tamage;
  • Fatal Eros – Cyrille Falisse;
  • La Fange – Christophe Levaux;
  • Je suis né dans la tempête – Jérôme Colin;

Sept romans qui n’ont pas démérité, mais qui nous rappellent qu’un prix littéraire, c’est aussi l’art difficile de départager de belles plumes !

Cinq romans pour une place

Comme chaque année, cinq ouvrages ont été retenus pour la finale.

Et c’est justement ce que j’aime dans les sélections littéraires : elles nous invitent à découvrir des univers vers lesquels nous ne serions pas nécessairement allés.

Parce qu’un prix littéraire, ce n’est pas uniquement une médaille sur une couverture ou un bandeau rouge qui attire l’œil dans une librairie.
C’est aussi une invitation à la curiosité.

Assez bavardé…voici la sélection :

1. « Les filles du levant » – Claire Bortolé (Ed. Le Cerisier) – Finaliste prix Mons’Livre 2026

La Quatrième :

A la fin du XIXe siècle, dans un coin du Borinage minier, des femmes profitent de la fin de la nuit pour aller ramasser sur le terril du Levant le charbon oublié lors du triage. Par tous les temps, d’année en année, simplement pour vivre. Ces glaneuses auraient été oubliées si la jeune peintre Cécile Douard n’avait pas décidé de quitter le confort de son atelier pour les dessiner, assise au pied du terril, guettant leur descente. Et magnifier ses esquisses en des tableaux où transparaissent l’empathie et la sororité. Le roman imagine la rencontre entre ces jeunes femmes issues de mondes très différents, mais qui vont surmonter ensemble les difficultés de la vie. Il parle des conditions sociales de l’époque et de combats pour une vie meilleure, mais aussi d’art et de transmission. 



2. « Lalie en l’air » – Anne-Sophie Kalbfleisch (Ed. La Brune au Rouergue)

La quatrième :

Lalie en l’air relate la naissance d’une amitié profonde et joyeuse entre Mark, vieil homme passionné d’oiseaux, et Lalie, fillette esseulée, au milieu des années 1990 à La Louvière, au moment où, partout dans le pays, des petites filles disparaissent. Le roman retrace, à travers une rencontre, les craintes et les dérives d’une société percutée par une affaire qui signa la fin de l’innocence.

3. « La Pharmacie » – Pascal Leclercq (Ed. Do)

La Quatrième :

De retour à vélo d’une soirée chez des amis, le narrateur se retrouve devant la pharmacie de ses grands-parents, dans la banlieue liégeoise. Cela réveille chez lui une envie ou un besoin de redécouvrir son enfance. Petit à petit, il va se rendre compte que ce projet est aussi impossible que possible, d’une certaine manière. Toutes les choses qui l’ont émerveillé ou marqué lorsqu’il était petit lui échappent. C’est un roman sur l’impossibilité de la mémoire. Néanmoins, au fur et à mesure, le narrateur parviendra à convoquer toutes ces figures, ces êtres, ces choses… C’est un roman qui parle d’objets chers, de paysages et beaucoup de vélo aussi.

4. « Comme ta mère » – Pieterke Mol (Ed. Notabilia)

La quatrième :

Avec Comme ta mère, je donne la voix aux personnes qui galèrent, les boiteux, les cassées, à celles et ceux restés vivants et aux morts. Aux hommes qui deviennent pères mais tombent depuis l’enfance, aux autres qui montrent une voie, des sentiments qui diffèrent, des désirs inattendus. Aux jeunes femmes qui cherchent et trébuchent, qui construisent de nouveaux chemins, aux femmes que les violences grignotent, à celles qui coulent, à celles qui se battent, à nos aînées.

5. « L’étreinte des siècles » – Emmanuelle Pirotte (Ed.  Le Cherche Midi)


La quatrième :

C’est un roman qui se passe sur deux temporalités, aujourd’hui et il y a douze siècles. C’est l’histoire d’un homme qui se sent progressivement mourir d’ennui dans notre monde actuel. Il est archéologue et il ne trouve plus du tout de joie à faire son métier, jusqu’à ce qu’il découvre la tombe d’une femme scandinave, une Viking. Cette découverte va le reconnecter à son envie et à la raison pour laquelle il a fait ce métier. Il y a une sorte de dialogue entre ces deux personnages. Entre cette femme avec laquelle le lecteur va passer beaucoup de temps et cet archéologue, qui va tout faire pour parvenir à traverser les siècles et comprendre à qui il a affaire.

Et si le véritable gagnant était le lecteur ?

Je vais vous faire une confidence : je ne suis pas toujours d’accord avec les prix littéraires.

Il m’arrive de terminer un roman récompensé en me demandant ce que le jury a bien pu y trouver. Et inversement, de découvrir un roman qui reste des mois, voir des années après avoir été refermé…et qui n’a jamais eu droit à la moindre distinction.
Mais c’est aussi cela, la lecture.

On n’aime pas tous les mêmes histoires. On n’est pas touchés par les mêmes personnages. Et heureusement !

Ce que j’apprécie dans le Prix Rossel, c’est qu’il met en lumière une littérature belge parfois trop discrète !
Mais ce prix est souvent trop oublié ! (Vous avez lu mon article ? Non…? Enfin…c’est ici 😉

Alors, qui remportera le Rossel 2026 ?

Pour le moment, le suspense reste entier….on le saura, juste après le Goncourt….et oui…encore une fois! (Donc l’info se perdra dans mille infos …mais je suis là pour ça !)

Cinq romans sont encore dans la course. Cinq possibilités de découvrir une nouvelle voix, une histoire marquante ou simplement un livre qui nous accompagnera longtemps après avoir tourné sa dernière page.
De mon côté, je compte bien suivre cette édition avec attention ! Comptez sur moi.

Et surtout, n’oubliez pas : Lisez du Belge, bordel ! C’est bon pour la santé !

Et vous, qu’en pensez-vous ? Faites passer le débat !

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Préparation de la carte…

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