Il y a des villages qu’on traverse.Et puis il y a ceux qui vous traversent. Gourdon fait partie de la seconde catégorie. Un nid d’aigle accroché au vide, dans l’arrière-pays niçois. Une carte postale pour touristes distraits. Mais derrière la lumière dorée, derrière les façades chaudes et les volets clos à l’heure du cagnard, il y a autre chose. Quelque chose de plus ancien. De plus dense. De plus minéral. Au-dessus de tout, il y a Cavillore. C’est le titre du roman, un plateau mis à l’honneur aussi Brut que magnifique où la beauté se mélange aux choses terribles. La…