{"id":1559,"date":"2026-03-09T10:44:59","date_gmt":"2026-03-09T09:44:59","guid":{"rendered":"https:\/\/lebelgequilit.com\/?p=1559"},"modified":"2026-03-09T10:45:08","modified_gmt":"2026-03-09T09:45:08","slug":"la-saison-des-pluies-un-roman-noir-belge-de-paul-colize-haletant-sur-la-memoire-et-la-culpabilite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/2026\/03\/09\/la-saison-des-pluies-un-roman-noir-belge-de-paul-colize-haletant-sur-la-memoire-et-la-culpabilite\/","title":{"rendered":"La saison des pluies : un roman noir belge, de Paul Colize, haletant sur la m\u00e9moire et la culpabilit\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<p>Mais d&rsquo;o\u00f9 sort ce livre ? <br>Fin F\u00e9vrier 2026, j&rsquo;ai vu un poste de Herv\u00e9-Chopin Editions annon\u00e7ant la publication du roman de Paul Colize, dont nous allons parler. Une surprise totale&#8230; je ne l&rsquo;ai pas vu venir !<br>Si vous me connaissez, il y a quelques auteurs pour qui je lache toute lecture en cours pour m&rsquo;y jeter dans leur bras. Et Paul Colize en fait parti.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encrypted-tbn0.gstatic.com\/images?q=tbn:ANd9GcQIJg1ypyHtn3jDMWPya10I9rtFf-ZUcLgKtG2NAdLW7Ey3KRJ0mTsK6kQJmSauJ1kMN-Qj&amp;s=10\" alt=\"\" style=\"width:251px;height:auto\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Mr Paul Colize, svp !<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Je vais aller droit au but : Ce livre (<strong>La saison des pluies<\/strong>, de\u00a0Paul Colize), vous attrape par le col et vous tra\u00eene dans une pi\u00e8ce ferm\u00e9e pour vous dire :\u00a0<em>\u00ab Maintenant, tu \u00e9coutes. \u00bb<\/em><br>Ce livre s&rsquo;inscrit clairement dans la m\u00eame trempe que ses grands romans \u00ab\u00a0Back-Up\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Devant Dieu et les hommes\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0un monde merveilleux\u00a0\u00bb ou encore \u00ab\u00a0Toute la violence des hommes\u00a0\u00bb. On parle de l&rsquo;histoire de la Belgique vu \u00e0 la sauce Colize. On rentre dans notre histoire comme dans un film. Comme si on remontait le temps. Et surtout : comme si on le red\u00e9couvrait !<br>(OK, pour les puristes, Back-Up c&rsquo;est discutables, mais j&rsquo;avais envie de le mettre dans la listes !)<br><\/p>\n\n\n\n<p>Tout commence pourtant dans un endroit o\u00f9 l\u2019on parle souvent \u00e0 voix basse : un service de soins palliatifs. <br>Claire y est b\u00e9n\u00e9vole. Dans la vie, elle est coach professionnelle, m\u00e8re de deux filles, et tente de garder un semblant d\u2019\u00e9quilibre dans un quotidien un peu bancal, notamment avec un mari plus absorb\u00e9 par ses \u00e9crans et ses cryptomonnaies que par la conversation \u00e0 table. <br>Pour garder la t\u00eate hors de l\u2019eau, Claire \u00e9coute les autres. Les mourants, en particulier.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>J&rsquo;ai servi, Claire.. Et je me suis servi au passage, je le reconnais. M\u00eame si je savais au fond de moi que les causes que je d\u00e9fendaient n&rsquo;\u00e9taient pas toujours justes. Jusqu&rsquo;au jour o\u00f9 j&rsquo;ai compris que je n&rsquo;\u00e9tais qu&rsquo;un pion.<\/p><cite>La saison des pluies &#8211; Paul Colize &#8211; Herv\u00e9 Chopin Edition<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>Et un jour, arrive Th\u00e9o dans sa vie.<br>Un patient aussi ferm\u00e9 qu&rsquo; un coffre-fort, se taisant avec tout le monde. On sent clairement le mec chaleureux !<br>Sauf avec Claire. Elle c&rsquo;est diff\u00e9rent, on ne sait pas pourquoi.<br>Avec elle, il parle. Lentement. Par fragments. Et ce qu\u2019il raconte n\u2019a rien d\u2019une confession tranquille de fin de vie. Th\u00e9o ouvre une porte vers un pass\u00e9 sombre, tr\u00e8s sombre de l&rsquo;histoire Belge: le Congo \u00e0 la fin de la colonisation Belge.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui suit ressemble \u00e0 une descente progressive dans une m\u00e9moire que certains pr\u00e9f\u00e9reraient laisser enterr\u00e9e. Violences, op\u00e9rations militaires, morale douteuse&#8230;<br>Paul Colize ne cherche pas \u00e0 avoir un roman spectaculaire. Il montre comment des hommes ordinaires peuvent glisser, parfois presque sans s\u2019en rendre compte, vers l\u2019inacceptable.<\/p>\n\n\n\n<p>Et c\u2019est l\u00e0 que le roman devient vraiment int\u00e9ressant et qu&rsquo;on le d\u00e9guste page apr\u00e8s page.<\/p>\n\n\n\n<p>Parce que\u00a0<strong>La saison des pluies<\/strong>\u00a0n\u2019est pas un roman noir classique avec enqu\u00eate, indices et inspecteurs qui courent dans les rues de Bruxelles. <br>C\u2019est un roman noir psychologique. Un huis clos entre une femme qui \u00e9coute\u2026 et un homme qui parle avant de mourir.<br>On sent l&rsquo;urgence de la situation, mais la gravit\u00e9 de l&rsquo;histoire explosant de chapitre en chapitre on esp\u00e8re qu&rsquo;on prendra son temps, mais sans s&rsquo;attendre aux terribles choses qui s&rsquo;annoncent.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/static-content.rtbf.be\/article\/image\/1920x1080\/8\/7\/9\/independancecongo1.jpg\" alt=\"\" style=\"aspect-ratio:1.779454326688563;width:705px;height:auto\"\/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Plus Th\u00e9o se confie, plus Claire est troubl\u00e9e. Pourquoi lui raconte-t-il tout cela \u00e0 elle ? Pourquoi maintenant ? Et surtout : pourquoi continue-t-elle \u00e0 revenir \u00e9couter ces histoires qui la r\u00e9vulsent autant qu\u2019elles la fascinent ?<br>Parce que Th\u00e9o est pas un h\u00e9ros. C&rsquo;est plus un salaud de l&rsquo;histoire. Un mec qu&rsquo;on aime d\u00e9tester&#8230; une sorte de confession de la derni\u00e8re chance.<\/p>\n\n\n\n<p><br>Le roman alterne entre la chambre d\u2019h\u00f4pital et le Congo des ann\u00e9es 60. Ce va-et-vient cr\u00e9e une tension \u00e9trange, presque hypnotique. Comme Claire, on ressent le besoin de revenir dans cette chambre pour entendre la suite, pour combler les silences et les ellipses du r\u00e9cit. Mais \u00e0 mesure que les pages tournent, la sant\u00e9 du vieil homme d\u00e9cline. Chaque visite pourrait \u00eatre la derni\u00e8re. L\u2019\u00e9coute devient alors urgente, presque vitale. Et paradoxalement, plus l\u2019\u00e9coute se fait attentive, plus les r\u00e9v\u00e9lations deviennent terribles. Comme si chaque mot arrach\u00e9 \u00e0 la mort faisait surgir une nouvelle part d\u2019ombre.<\/p>\n\n\n\n<p>Paul Colize joue aussi avec l\u2019Histoire belge, un terrain qu\u2019il aime explorer dans ses romans. <br>Ici, il plonge dans une p\u00e9riode encore sensible : les derni\u00e8res ann\u00e9es de la pr\u00e9sence belge au Congo et les turbulences autour de l\u2019ind\u00e9pendance en 1960. Une \u00e9poque o\u00f9 politique, int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques et op\u00e9rations militaires se m\u00ealaient dans un brouillard moral pas toujours tr\u00e8s glorieux.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>C&rsquo;\u00e9tait trop tard pour revenir en arri\u00e8re. L&rsquo;ind\u00e9pendance qu&rsquo;ils avaient voulu ignorer \u00e9tait devenue in\u00e9vitable.<br>Les \u00e9meutes avaient durer trois jours et trois nuits. Au final le bilan \u00e9tait \u00ab\u00a0raisonnable\u00a0\u00bb, les annonces officielles parlaient de 49 morts.<br>J&rsquo;en avais tu\u00e9 plus que \u00e7a \u00e0 moi tout seul.<\/p><cite>La saison des pluies &#8211; Paul Colize &#8211; Herv\u00e9 Chopin Edition<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>Mais rassurez-vous : on n\u2019est pas dans un cours d\u2019histoire.<br>L\u2019auteur r\u00e9ussit \u00e0 int\u00e9grer cette mati\u00e8re historique dans un r\u00e9cit tr\u00e8s humain, centr\u00e9 sur les personnages comme il l&rsquo;a fait dans les romans cit\u00e9s plus haut. Claire, fragile mais d\u00e9termin\u00e9e, cherche \u00e0 comprendre ce qu\u2019elle \u00e9coute\u2026 et peut-\u00eatre aussi comprendre ce qu\u2019elle est. <br>Th\u00e9o, lui, incarne une forme de culpabilit\u00e9 brute, presque d\u00e9rangeante&#8230;une derni\u00e8re chance avant la mont\u00e9 vers son cr\u00e9ateur.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9criture est simple, directe, efficace. Pas de fioritures inutiles. Du Paul Colize comme on l&rsquo;aime. Du moins, comme j&rsquo;aime m&rsquo;y plonger !<br>Les pages d\u00e9filent vite, et on se surprend \u00e0 lire un chapitre apr\u00e8s l&rsquo;autre, sans s&rsquo;en rendre compte&#8230;puis un autre !\u2026 avant de se rendre compte qu\u2019on est d\u00e9j\u00e0 cinquante pages plus loin.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/static-content.rtbf.be\/article\/image\/770x433\/1\/6\/9\/f3ccdd27d2000e3f9255a7e3e2c48800-1546600039.jpg?webp=1\" alt=\"\" style=\"width:706px;height:auto\"\/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Et puis il y a cette sensation \u00e9trange, en refermant le livre : celle d\u2019avoir remu\u00e9 quelque chose. Pas seulement une intrigue, mais un morceau d\u2019Histoire, avec ses zones d\u2019ombre et ses silences.<br>Telle un roman de Brigitte Guilbau, l&rsquo;auteur nous questionne \u00e0 la fin. Pas directement, mais nous interroge moralement \u00e0 la fin. J&rsquo;aime particuli\u00e8rement ce sentiment de questionnement qui nous implique dans la part moderne du r\u00e9cit. Ca montre que, finalement, les choses terribles sont toujours d&rsquo;application et que la pass\u00e9 ne s&rsquo;enfouit jamais !<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est peut-\u00eatre \u00e7a, la vraie force du roman.<\/p>\n\n\n\n<p>Parce qu\u2019au fond,&nbsp;<strong>La saison des pluies<\/strong>&nbsp;parle de m\u00e9moire. De ces histoires que les g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9c\u00e9dentes ont parfois pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 taire. Et de ce qui arrive quand elles remontent \u00e0 la surface.<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9sultat : un roman noir ntelligent, sombre et prenant, qui prouve encore une fois que la litt\u00e9rature belge sait parfaitement jouer dans la cour des grands, mais pas assez reconnu \u00e0 son juste niveau.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>Nous \u00e9tions au coeur de la saison des pluies. Une averse venait de s&rsquo;abattre. Le tarmac \u00e9tait d\u00e9tremp\u00e9 et luisait sous un ciel bas.<br>L&rsquo;odeur chaude et p\u00e9n\u00e9trante de la terre humide flottait dans l&rsquo;air.<br>Muta Kawelukulu, le capitaine \u00e0 qui je r\u00e9pondais&#8230;. \u00e9tait post\u00e9 en retrait avec ses hommes. <br>Il m&rsquo;a fait signe de le rejoindre!<\/p><cite>La saison des pluies &#8211; Paul Colize &#8211; Herv\u00e9 Chopin Edition<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>Et si vous aimez les romans qui m\u00ealent histoire, psychologie et tension narrative\u2026 pr\u00e9parez-vous \u00e0 passer quelques heures dans la chambre d\u2019h\u00f4pital de Th\u00e9o. <br>Parce que quan vous y rentrez, vous risquez de ne plus vouloir en sortir !<\/p>\n\n\n\n<p>Et comme toujours ici :\u00a0<strong>lire belge, c\u2019est aussi regarder notre histoire en face\u2026 m\u00eame quand elle gratte un peu. Alors \u00ab\u00a0Lisez du Belge, Bordel !\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-button\"><a class=\"wp-block-button__link has-white-color has-luminous-vivid-amber-to-luminous-vivid-orange-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-element-button\" href=\"https:\/\/www.hc-editions.com\/livres\/la-saison-des-pluies\/\">Acheter le livre chez l&rsquo;\u00e9diteur<\/a><\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-button\"><a class=\"wp-block-button__link has-white-color has-luminous-vivid-amber-to-luminous-vivid-orange-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-element-button\" href=\"https:\/\/www.amazon.com.be\/saison-pluies-Paul-Colize\/dp\/2357209828\/ref=sr_1_1?crid=4YR5KHALE6X1&amp;dib=eyJ2IjoiMSJ9.lMZ0otnbsVcxx7Vg0iB6fg8mdmxA4croDm8KGhLHjBrAuToo0j4liyyfzfcz9ulPYTdCKhQeOCJRhDUapIPnqndbfied5PzBqhf5ejW7-OKcEVJB3z4z_eE1CRUzL6ymTL6boSJYX5pCHbr4w4qYUFF1uLNfZhHvp09ms2a2ejihdu0UIuzfLHt23y2W8vSr9RLORxz2Jq6m7rnvVebrVmowg-vdjycVGqbFERx82pBOi-koupCEEoTU_N7RClZUfRA6sF0YQie8qiuqb3LIwGd2Q1eOOQ19t8AQOrBUZD0.45B5HqXE8k47sQiSwJn2lf745uBZoyFJZoOj7BdoNWA&amp;dib_tag=se&amp;keywords=la+saison+des+pluies&amp;qid=1773047221&amp;sprefix=la+saison+des+pluies%2Caps%2C81&amp;sr=8-1\">Acheter le livre chez Amazon Be<\/a><\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n<div class=\"kk-star-ratings kksr-auto kksr-align-left kksr-valign-bottom\"\n    data-payload='{&quot;align&quot;:&quot;left&quot;,&quot;id&quot;:&quot;1559&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;default&quot;,&quot;valign&quot;:&quot;bottom&quot;,&quot;ignore&quot;:&quot;&quot;,&quot;reference&quot;:&quot;auto&quot;,&quot;class&quot;:&quot;&quot;,&quot;count&quot;:&quot;0&quot;,&quot;legendonly&quot;:&quot;&quot;,&quot;readonly&quot;:&quot;&quot;,&quot;score&quot;:&quot;0&quot;,&quot;starsonly&quot;:&quot;&quot;,&quot;best&quot;:&quot;5&quot;,&quot;gap&quot;:&quot;5&quot;,&quot;greet&quot;:&quot;Notez ce post&quot;,&quot;legend&quot;:&quot;0\\\/5&quot;,&quot;size&quot;:&quot;24&quot;,&quot;title&quot;:&quot;La saison des pluies : un roman noir belge, de Paul Colize, haletant sur la m\u00e9moire et la culpabilit\u00e9&quot;,&quot;width&quot;:&quot;0&quot;,&quot;_legend&quot;:&quot;{score}\\\/{best}&quot;,&quot;font_factor&quot;:&quot;1.25&quot;}'>\n            \n<div class=\"kksr-stars\">\n    \n<div class=\"kksr-stars-inactive\">\n            <div class=\"kksr-star\" data-star=\"1\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 24px; height: 24px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" data-star=\"2\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 24px; height: 24px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" data-star=\"3\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 24px; height: 24px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" data-star=\"4\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 24px; height: 24px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" data-star=\"5\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 24px; height: 24px;\"><\/div>\n        <\/div>\n    <\/div>\n    \n<div class=\"kksr-stars-active\" style=\"width: 0px;\">\n            <div class=\"kksr-star\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 24px; height: 24px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 24px; height: 24px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 24px; height: 24px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 24px; height: 24px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 24px; height: 24px;\"><\/div>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n                \n\n<div class=\"kksr-legend\" style=\"font-size: 19.2px;\">\n            <span class=\"kksr-muted\">Notez ce post<\/span>\n    <\/div>\n    <\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mais d&rsquo;o\u00f9 sort ce livre ? Fin F\u00e9vrier 2026, j&rsquo;ai vu un poste de Herv\u00e9-Chopin Editions annon\u00e7ant la publication du roman de Paul Colize, dont nous allons parler. Une surprise totale&#8230; je ne l&rsquo;ai pas vu venir !Si vous me connaissez, il y a quelques auteurs pour qui je lache toute lecture en cours pour m&rsquo;y jeter dans leur bras. Et Paul Colize en fait parti. Je vais aller droit au but : Ce livre (La saison des pluies, de\u00a0Paul Colize), vous attrape par le col et vous tra\u00eene dans une pi\u00e8ce ferm\u00e9e pour vous dire :\u00a0\u00ab Maintenant, tu \u00e9coutes. \u00bbCe livre s&rsquo;inscrit clairement dans la m\u00eame trempe que ses grands romans \u00ab\u00a0Back-Up\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Devant Dieu et les hommes\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0un monde merveilleux\u00a0\u00bb ou encore \u00ab\u00a0Toute la violence des hommes\u00a0\u00bb. On parle de l&rsquo;histoire de la Belgique vu \u00e0 la sauce Colize. On rentre dans notre histoire comme dans un film. Comme si on remontait le temps. Et surtout : comme si on le red\u00e9couvrait !(OK, pour les puristes, Back-Up c&rsquo;est discutables, mais j&rsquo;avais envie de le mettre dans la listes !) Tout commence pourtant dans un endroit o\u00f9 l\u2019on parle souvent \u00e0 voix basse : un service de soins palliatifs. Claire y est b\u00e9n\u00e9vole. Dans la vie, elle est coach professionnelle, m\u00e8re de deux filles, et tente de garder un semblant d\u2019\u00e9quilibre dans un quotidien un peu bancal, notamment avec un mari plus absorb\u00e9 par ses \u00e9crans et ses cryptomonnaies que par la conversation \u00e0 table. Pour garder la t\u00eate hors de l\u2019eau, Claire \u00e9coute les autres. Les mourants, en particulier. J&rsquo;ai servi, Claire.. Et je me suis servi au passage, je le reconnais. M\u00eame si je savais au fond de moi que les causes que je d\u00e9fendaient n&rsquo;\u00e9taient pas toujours justes. Jusqu&rsquo;au jour o\u00f9 j&rsquo;ai compris que je n&rsquo;\u00e9tais qu&rsquo;un pion. La saison des pluies &#8211; Paul Colize &#8211; Herv\u00e9 Chopin Edition Et un jour, arrive Th\u00e9o dans sa vie.Un patient aussi ferm\u00e9 qu&rsquo; un coffre-fort, se taisant avec tout le monde. On sent clairement le mec chaleureux !Sauf avec Claire. Elle c&rsquo;est diff\u00e9rent, on ne sait pas pourquoi.Avec elle, il parle. Lentement. Par fragments. Et ce qu\u2019il raconte n\u2019a rien d\u2019une confession tranquille de fin de vie. Th\u00e9o ouvre une porte vers un pass\u00e9 sombre, tr\u00e8s sombre de l&rsquo;histoire Belge: le Congo \u00e0 la fin de la colonisation Belge. Ce qui suit ressemble \u00e0 une descente progressive dans une m\u00e9moire que certains pr\u00e9f\u00e9reraient laisser enterr\u00e9e. Violences, op\u00e9rations militaires, morale douteuse&#8230;Paul Colize ne cherche pas \u00e0 avoir un roman spectaculaire. Il montre comment des hommes ordinaires peuvent glisser, parfois presque sans s\u2019en rendre compte, vers l\u2019inacceptable. Et c\u2019est l\u00e0 que le roman devient vraiment int\u00e9ressant et qu&rsquo;on le d\u00e9guste page apr\u00e8s page. Parce que\u00a0La saison des pluies\u00a0n\u2019est pas un roman noir classique avec enqu\u00eate, indices et inspecteurs qui courent dans les rues de Bruxelles. C\u2019est un roman noir psychologique. Un huis clos entre une femme qui \u00e9coute\u2026 et un homme qui parle avant de mourir.On sent l&rsquo;urgence de la situation, mais la gravit\u00e9 de l&rsquo;histoire explosant de chapitre en chapitre on esp\u00e8re qu&rsquo;on prendra son temps, mais sans s&rsquo;attendre aux terribles choses qui s&rsquo;annoncent. Plus Th\u00e9o se confie, plus Claire est troubl\u00e9e. Pourquoi lui raconte-t-il tout cela \u00e0 elle ? Pourquoi maintenant ? Et surtout : pourquoi continue-t-elle \u00e0 revenir \u00e9couter ces histoires qui la r\u00e9vulsent autant qu\u2019elles la fascinent ?Parce que Th\u00e9o est pas un h\u00e9ros. C&rsquo;est plus un salaud de l&rsquo;histoire. Un mec qu&rsquo;on aime d\u00e9tester&#8230; une sorte de confession de la derni\u00e8re chance. Le roman alterne entre la chambre d\u2019h\u00f4pital et le Congo des ann\u00e9es 60. Ce va-et-vient cr\u00e9e une tension \u00e9trange, presque hypnotique. Comme Claire, on ressent le besoin de revenir dans cette chambre pour entendre la suite, pour combler les silences et les ellipses du r\u00e9cit. Mais \u00e0 mesure que les pages tournent, la sant\u00e9 du vieil homme d\u00e9cline. Chaque visite pourrait \u00eatre la derni\u00e8re. L\u2019\u00e9coute devient alors urgente, presque vitale. Et paradoxalement, plus l\u2019\u00e9coute se fait attentive, plus les r\u00e9v\u00e9lations deviennent terribles. Comme si chaque mot arrach\u00e9 \u00e0 la mort faisait surgir une nouvelle part d\u2019ombre. Paul Colize joue aussi avec l\u2019Histoire belge, un terrain qu\u2019il aime explorer dans ses romans. Ici, il plonge dans une p\u00e9riode encore sensible : les derni\u00e8res ann\u00e9es de la pr\u00e9sence belge au Congo et les turbulences autour de l\u2019ind\u00e9pendance en 1960. Une \u00e9poque o\u00f9 politique, int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques et op\u00e9rations militaires se m\u00ealaient dans un brouillard moral pas toujours tr\u00e8s glorieux. C&rsquo;\u00e9tait trop tard pour revenir en arri\u00e8re. L&rsquo;ind\u00e9pendance qu&rsquo;ils avaient voulu ignorer \u00e9tait devenue in\u00e9vitable.Les \u00e9meutes avaient durer trois jours et trois nuits. Au final le bilan \u00e9tait \u00ab\u00a0raisonnable\u00a0\u00bb, les annonces officielles parlaient de 49 morts.J&rsquo;en avais tu\u00e9 plus que \u00e7a \u00e0 moi tout seul. La saison des pluies &#8211; Paul Colize &#8211; Herv\u00e9 Chopin Edition Mais rassurez-vous : on n\u2019est pas dans un cours d\u2019histoire.L\u2019auteur r\u00e9ussit \u00e0 int\u00e9grer cette mati\u00e8re historique dans un r\u00e9cit tr\u00e8s humain, centr\u00e9 sur les personnages comme il l&rsquo;a fait dans les romans cit\u00e9s plus haut. Claire, fragile mais d\u00e9termin\u00e9e, cherche \u00e0 comprendre ce qu\u2019elle \u00e9coute\u2026 et peut-\u00eatre aussi comprendre ce qu\u2019elle est. Th\u00e9o, lui, incarne une forme de culpabilit\u00e9 brute, presque d\u00e9rangeante&#8230;une derni\u00e8re chance avant la mont\u00e9 vers son cr\u00e9ateur. L\u2019\u00e9criture est simple, directe, efficace. Pas de fioritures inutiles. Du Paul Colize comme on l&rsquo;aime. Du moins, comme j&rsquo;aime m&rsquo;y plonger !Les pages d\u00e9filent vite, et on se surprend \u00e0 lire un chapitre apr\u00e8s l&rsquo;autre, sans s&rsquo;en rendre compte&#8230;puis un autre !\u2026 avant de se rendre compte qu\u2019on est d\u00e9j\u00e0 cinquante pages plus loin. Et puis il y a cette sensation \u00e9trange, en refermant le livre : celle d\u2019avoir remu\u00e9 quelque chose. Pas seulement une intrigue, mais un morceau d\u2019Histoire, avec ses zones d\u2019ombre et ses silences.Telle un roman de Brigitte Guilbau, l&rsquo;auteur nous questionne \u00e0 la fin. Pas directement, mais nous interroge moralement \u00e0 la fin. J&rsquo;aime particuli\u00e8rement ce sentiment de questionnement qui nous implique dans la part moderne du r\u00e9cit. Ca montre que, finalement, les choses terribles sont toujours [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1561,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":true,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"iawp_total_views":26,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[56,35],"tags":[43,75,76,60],"class_list":["post-1559","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-coup-de-coeur","category-cest-du-belge","tag-cest-du-belge","tag-herve-chopin-edition","tag-paul-colize","tag-roman-noir"],"aioseo_notices":[],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Photoroom_20260309_101759.png","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1559","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1559"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1559\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1562,"href":"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1559\/revisions\/1562"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1561"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1559"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1559"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1559"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}