{"id":1188,"date":"2025-08-01T23:56:39","date_gmt":"2025-08-01T21:56:39","guid":{"rendered":"https:\/\/lebelgequilit.com\/?p=1188"},"modified":"2025-08-01T23:57:07","modified_gmt":"2025-08-01T21:57:07","slug":"a-couper-le-souffle-alexis-laipsker-vous-prive-doxygene-mais-pas-de-frissons","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/2025\/08\/01\/a-couper-le-souffle-alexis-laipsker-vous-prive-doxygene-mais-pas-de-frissons\/","title":{"rendered":"\u00c0 couper le souffle : Alexis Laipsker vous prive d\u2019oxyg\u00e8ne, mais pas de frissons !"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Et si un livre pouvait r\u00e9ellement vous couper le souffle ?<\/strong> <br>Pas au sens figur\u00e9, non. Vraiment. Page apr\u00e8s page, respiration apr\u00e8s respiration. C\u2019est le pari tenu par Alexis Laipsker dans son nouveau roman,\u00a0<em>\u00c0 couper le souffle<\/em>, publi\u00e9 chez Michel Lafon. Un thriller qui vous enferme autant que ses personnages, et ne vous laisse respirer qu\u2019une fois la derni\u00e8re page tourn\u00e9e &#8230; et encore.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"195\" height=\"314\" src=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/image-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1193\" style=\"width:193px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/image-1.png 195w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/image-1-186x300.png 186w\" sizes=\"(max-width: 195px) 100vw, 195px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>Tout commence dans le noir. Une jeune femme, Emma, se r\u00e9veille enferm\u00e9e dans une bo\u00eete. <\/strong><br>Autour d\u2019elle : du silence, de l\u2019angoisse, et une cam\u00e9ra. Elle comprend vite qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 enterr\u00e9e vivante. Son ravisseur lui a laiss\u00e9 exactement dix-sept heures d\u2019oxyg\u00e8ne. Ni plus, ni moins. <br>Dix-sept heures pendant lesquelles son p\u00e8re, Victor Venturi, va devoir tout tenter pour la retrouver. Probl\u00e8me : Victor est suspendu. Il n\u2019a plus sa plaque, plus son arme, plus d\u2019autorit\u00e9. Il lui reste seulement sa rage et une douleur de p\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>Ses yeux s&#8217;embu\u00e8rent. L&rsquo;\u00e9cran tremblait dans sa main f\u00e9brile. Il affrontait son pire ennemi : le temps. Un adversaire que personne n&rsquo;avait jamais r\u00e9ussi \u00e0 vaincre.<\/p><cite>A couper le souffle &#8211; Alexis laipsker &#8211; Michel Lafon<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Pour l\u2019aider dans cette course contre la montre, il fait appel \u00e0 Olivia Montalvert, une psychocriminologue qu\u2019on surnomme \u00ab Menthe \u00e0 l\u2019eau \u00bb pour son calme, sa m\u00e9thode, sa douceur. Ensemble, ils vont plonger dans l\u2019ombre d\u2019un pass\u00e9 trouble, remuer la boue, d\u00e9fier la hi\u00e9rarchie, et surtout affronter le compte \u00e0 rebours le plus oppressant qui soit. Pendant ce temps, Emma, elle, attend, respire, panique. Chaque souffle l\u2019approche un peu plus de la fin.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img decoding=\"async\" width=\"601\" height=\"600\" src=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/image.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1190\" style=\"width:411px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/image.png 601w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/image-300x300.png 300w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/image-150x150.png 150w\" sizes=\"(max-width: 601px) 100vw, 601px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Alexis Laipsker<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Le duo form\u00e9 par Victor et Olivia est l\u2019un des grands atouts du roman. Lui, c\u2019est le flic caboss\u00e9, impulsif, rugueux, parfois brutal mais profond\u00e9ment humain. <br>Elle, c\u2019est l\u2019analyste pos\u00e9e, logique, presque chirurgicale, mais jamais froide. \u00c0 eux deux, ils cr\u00e9ent une tension \u00e9lectrique et une dynamique cr\u00e9dible. Ce n\u2019est pas un duo caricatural comme on en croise souvent, mais une rencontre entre deux blessures, deux visions du monde, deux solitudes. Et \u00e7a fonctionne.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>-C&rsquo;est malin ! Je parlais de mon raisonnement, pas de ses actes. Cela dit, vouloir ing\u00e9rer le corps de quelqu&rsquo;un qu&rsquo;on aime est une forme d&rsquo;amour ultime&#8230;<br>&#8211; Vous \u00eates s\u00e9rieuse, l\u00e0 ?\u00a0<br>-Tr\u00e8s. C&rsquo;est l&rsquo;amour christique. Le sacrifice supr\u00eame. Dali voulait manger Gala. C&rsquo;est une forme d&rsquo; eucharistie.<\/p><cite>A couper le souffle &#8211; Alexis laipsker &#8211; Michel Lafon<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>Ce qui marque surtout dans ce roman, c\u2019est le rythme. Les chapitres sont courts, nerveux, souvent conclus par des rebondissements qui forcent \u00e0 tourner la page. L\u2019alternance des points de vue , entre l\u2019enqu\u00eate et la claustrophobie d\u2019Emma , cr\u00e9e un effet de tension permanente. On vit l\u2019\u00e9touffement avec elle. On compte les heures. On retient son souffle.<\/p>\n\n\n\n<p>Alexis Laipsker soigne \u00e9galement la mise en sc\u00e8ne. Chaque sc\u00e8ne semble pens\u00e9e pour \u00eatre visuelle, presque cin\u00e9matographique. On sent l\u2019auteur \u00e0 l\u2019aise dans la construction de l\u2019action, dans le cadrage des \u00e9motions, dans l\u2019orchestration de l\u2019urgence. Ce n\u2019est pas un polar contemplatif. C\u2019est un roman d\u2019adr\u00e9naline qui ne laisse aucun r\u00e9pit.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"971\" src=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Capture-decran-2025-08-01-a-23.50.56-1-1024x971.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1192\" style=\"width:568px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Capture-decran-2025-08-01-a-23.50.56-1-1024x971.png 1024w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Capture-decran-2025-08-01-a-23.50.56-1-300x285.png 300w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Capture-decran-2025-08-01-a-23.50.56-1-768x728.png 768w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Capture-decran-2025-08-01-a-23.50.56-1-1320x1252.png 1320w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Capture-decran-2025-08-01-a-23.50.56-1.png 1356w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Photo publi\u00e9e par Alexis Laipsker sur son compte Instagram (r\u00e9alis\u00e9e avec IA)<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Tout n\u2019est pas parfait, mais c&rsquo;est pas grave. Certains rebondissements sont un peu attendus. On devine parfois trop t\u00f4t o\u00f9 l\u2019auteur veut nous emmener. Le personnage du ravisseur, central mais lointain, aurait peut-\u00eatre m\u00e9rit\u00e9 davantage de profondeur, une folie plus singuli\u00e8re, une motivation plus incarn\u00e9e. Et la fin, bien qu\u2019efficace, semble presque trop rapide apr\u00e8s autant de tension accumul\u00e9e. Comme si le livre, lui aussi, avait manqu\u00e9 d\u2019air sur les derni\u00e8res pages.<br>Mais je chatouille vraiment, pour trouver \u00e0 redire. Ce livre est vraiment bon !<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>Trouant les t\u00e9n\u00e8bres de la tombe o\u00f9 elle \u00e9tait maintenue captive, le visage de sa fille.<br>Sans mouvement, sans vie.<br>Il la vit morte.<br>Soudain, elle ouvrit les yeux. Ils \u00e9taient emplis de terreur.<br>Elle se redressa brutalement et pris une interminable bouff\u00e9e d&rsquo;air.<\/p><cite>A couper le souffle &#8211; Alexis laipsker &#8211; Michel Lafon<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>Mais ces r\u00e9serves ne g\u00e2chent pas l\u2019exp\u00e9rience. Elles rappellent simplement que\u00a0<em><strong>\u00c0 couper le souffle<\/strong><\/em>\u00a0est un roman de genre, pens\u00e9 pour captiver plus que pour surprendre (quoi que) , pour faire vibrer plus que pour r\u00e9volutionner. Et \u00e0 ce jeu-l\u00e0, Alexis Laipsker est diablement efficace.<\/p>\n\n\n\n<p>Au final, ce livre se lit comme on court un sprint : sans pause, sans souffle, les nerfs \u00e0 vif. Il parle autant de peur que d\u2019amour, autant de mort que de survie. Et s\u2019il vous prive un peu d\u2019oxyg\u00e8ne, il vous offre en \u00e9change un moment de lecture intense, visc\u00e9ral, et percutant. Bref, un roman \u00e0 lire d\u2019une traite, en apn\u00e9e&#8230; enfin, si vous osez !<\/p>\n\n\n\n<p>Et vous, jusqu\u2019o\u00f9 iriez-vous pour sauver ce que vous avez de plus cher ?<\/p>\n\n\n<div class=\"kk-star-ratings kksr-auto kksr-align-left kksr-valign-bottom\"\n    data-payload='{&quot;align&quot;:&quot;left&quot;,&quot;id&quot;:&quot;1188&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;default&quot;,&quot;valign&quot;:&quot;bottom&quot;,&quot;ignore&quot;:&quot;&quot;,&quot;reference&quot;:&quot;auto&quot;,&quot;class&quot;:&quot;&quot;,&quot;count&quot;:&quot;0&quot;,&quot;legendonly&quot;:&quot;&quot;,&quot;readonly&quot;:&quot;&quot;,&quot;score&quot;:&quot;0&quot;,&quot;starsonly&quot;:&quot;&quot;,&quot;best&quot;:&quot;5&quot;,&quot;gap&quot;:&quot;5&quot;,&quot;greet&quot;:&quot;Notez ce post&quot;,&quot;legend&quot;:&quot;0\\\/5&quot;,&quot;size&quot;:&quot;24&quot;,&quot;title&quot;:&quot;\u00c0 couper le souffle : Alexis Laipsker vous prive d\u2019oxyg\u00e8ne, mais pas de frissons !&quot;,&quot;width&quot;:&quot;0&quot;,&quot;_legend&quot;:&quot;{score}\\\/{best}&quot;,&quot;font_factor&quot;:&quot;1.25&quot;}'>\n            \n<div class=\"kksr-stars\">\n    \n<div class=\"kksr-stars-inactive\">\n            <div class=\"kksr-star\" data-star=\"1\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 24px; height: 24px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" data-star=\"2\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 24px; height: 24px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" data-star=\"3\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 24px; height: 24px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" data-star=\"4\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 24px; height: 24px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" data-star=\"5\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 24px; height: 24px;\"><\/div>\n        <\/div>\n    <\/div>\n    \n<div class=\"kksr-stars-active\" style=\"width: 0px;\">\n            <div class=\"kksr-star\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 24px; height: 24px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 24px; height: 24px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 24px; height: 24px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 24px; height: 24px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 24px; height: 24px;\"><\/div>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n                \n\n<div class=\"kksr-legend\" style=\"font-size: 19.2px;\">\n            <span class=\"kksr-muted\">Notez ce post<\/span>\n    <\/div>\n    <\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Et si un livre pouvait r\u00e9ellement vous couper le souffle ? 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Il lui reste seulement sa rage et une douleur de p\u00e8re. Ses yeux s&#8217;embu\u00e8rent. L&rsquo;\u00e9cran tremblait dans sa main f\u00e9brile. Il affrontait son pire ennemi : le temps. Un adversaire que personne n&rsquo;avait jamais r\u00e9ussi \u00e0 vaincre. A couper le souffle &#8211; Alexis laipsker &#8211; Michel Lafon Pour l\u2019aider dans cette course contre la montre, il fait appel \u00e0 Olivia Montalvert, une psychocriminologue qu\u2019on surnomme \u00ab Menthe \u00e0 l\u2019eau \u00bb pour son calme, sa m\u00e9thode, sa douceur. Ensemble, ils vont plonger dans l\u2019ombre d\u2019un pass\u00e9 trouble, remuer la boue, d\u00e9fier la hi\u00e9rarchie, et surtout affronter le compte \u00e0 rebours le plus oppressant qui soit. Pendant ce temps, Emma, elle, attend, respire, panique. Chaque souffle l\u2019approche un peu plus de la fin. Le duo form\u00e9 par Victor et Olivia est l\u2019un des grands atouts du roman. Lui, c\u2019est le flic caboss\u00e9, impulsif, rugueux, parfois brutal mais profond\u00e9ment humain. Elle, c\u2019est l\u2019analyste pos\u00e9e, logique, presque chirurgicale, mais jamais froide. \u00c0 eux deux, ils cr\u00e9ent une tension \u00e9lectrique et une dynamique cr\u00e9dible. Ce n\u2019est pas un duo caricatural comme on en croise souvent, mais une rencontre entre deux blessures, deux visions du monde, deux solitudes. Et \u00e7a fonctionne. -C&rsquo;est malin ! Je parlais de mon raisonnement, pas de ses actes. Cela dit, vouloir ing\u00e9rer le corps de quelqu&rsquo;un qu&rsquo;on aime est une forme d&rsquo;amour ultime&#8230;&#8211; Vous \u00eates s\u00e9rieuse, l\u00e0 ?\u00a0-Tr\u00e8s. C&rsquo;est l&rsquo;amour christique. Le sacrifice supr\u00eame. Dali voulait manger Gala. C&rsquo;est une forme d&rsquo; eucharistie. A couper le souffle &#8211; Alexis laipsker &#8211; Michel Lafon Ce qui marque surtout dans ce roman, c\u2019est le rythme. Les chapitres sont courts, nerveux, souvent conclus par des rebondissements qui forcent \u00e0 tourner la page. L\u2019alternance des points de vue , entre l\u2019enqu\u00eate et la claustrophobie d\u2019Emma , cr\u00e9e un effet de tension permanente. On vit l\u2019\u00e9touffement avec elle. On compte les heures. On retient son souffle. Alexis Laipsker soigne \u00e9galement la mise en sc\u00e8ne. Chaque sc\u00e8ne semble pens\u00e9e pour \u00eatre visuelle, presque cin\u00e9matographique. On sent l\u2019auteur \u00e0 l\u2019aise dans la construction de l\u2019action, dans le cadrage des \u00e9motions, dans l\u2019orchestration de l\u2019urgence. Ce n\u2019est pas un polar contemplatif. C\u2019est un roman d\u2019adr\u00e9naline qui ne laisse aucun r\u00e9pit. Tout n\u2019est pas parfait, mais c&rsquo;est pas grave. Certains rebondissements sont un peu attendus. On devine parfois trop t\u00f4t o\u00f9 l\u2019auteur veut nous emmener. Le personnage du ravisseur, central mais lointain, aurait peut-\u00eatre m\u00e9rit\u00e9 davantage de profondeur, une folie plus singuli\u00e8re, une motivation plus incarn\u00e9e. Et la fin, bien qu\u2019efficace, semble presque trop rapide apr\u00e8s autant de tension accumul\u00e9e. Comme si le livre, lui aussi, avait manqu\u00e9 d\u2019air sur les derni\u00e8res pages.Mais je chatouille vraiment, pour trouver \u00e0 redire. Ce livre est vraiment bon ! Trouant les t\u00e9n\u00e8bres de la tombe o\u00f9 elle \u00e9tait maintenue captive, le visage de sa fille.Sans mouvement, sans vie.Il la vit morte.Soudain, elle ouvrit les yeux. Ils \u00e9taient emplis de terreur.Elle se redressa brutalement et pris une interminable bouff\u00e9e d&rsquo;air. A couper le souffle &#8211; Alexis laipsker &#8211; Michel Lafon Mais ces r\u00e9serves ne g\u00e2chent pas l\u2019exp\u00e9rience. Elles rappellent simplement que\u00a0\u00c0 couper le souffle\u00a0est un roman de genre, pens\u00e9 pour captiver plus que pour surprendre (quoi que) , pour faire vibrer plus que pour r\u00e9volutionner. Et \u00e0 ce jeu-l\u00e0, Alexis Laipsker est diablement efficace. Au final, ce livre se lit comme on court un sprint : sans pause, sans souffle, les nerfs \u00e0 vif. Il parle autant de peur que d\u2019amour, autant de mort que de survie. Et s\u2019il vous prive un peu d\u2019oxyg\u00e8ne, il vous offre en \u00e9change un moment de lecture intense, visc\u00e9ral, et percutant. Bref, un roman \u00e0 lire d\u2019une traite, en apn\u00e9e&#8230; enfin, si vous osez ! Et vous, jusqu\u2019o\u00f9 iriez-vous pour sauver ce que vous avez de plus cher ?<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1189,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":true,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"iawp_total_views":10,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[56,63],"tags":[95,94,38],"class_list":["post-1188","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-coup-de-coeur","category-les-chroniques-sauces-a-part","tag-alexis-laipsker","tag-michel-lafon","tag-thriller"],"aioseo_notices":[],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/F7302AF4-36B2-40E0-8806-424ABBF43667.png","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1188","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1188"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1188\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1194,"href":"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1188\/revisions\/1194"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1189"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1188"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1188"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1188"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}