{"id":1604,"date":"2026-09-12T16:23:39","date_gmt":"2026-09-12T14:23:39","guid":{"rendered":"https:\/\/lebelgequilit.com\/?page_id=1604"},"modified":"2026-09-13T00:58:52","modified_gmt":"2026-09-12T22:58:52","slug":"accueil-2","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/lebelgequilit.com\/","title":{"rendered":"Accueil"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-group alignwide lbql-home-intro\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\"><p class=\"lbql-kicker wp-block-paragraph\">CHRONIQUES \u2022 RENCONTRES \u2022 BELGITUDE<\/p>\n<h1 class=\"wp-block-heading\">La litt\u00e9rature belge m\u00e9rite mieux qu\u2019un coin de biblioth\u00e8que.<\/h1>\n<p class=\"has-large-font-size wp-block-paragraph\">Bienvenue chez <strong>Le Belge qui lit<\/strong> : des chroniques franches, des auteurs d\u2019ici, des interviews et quelques d\u00e9tours litt\u00e9raires sans langue de bois.<\/p>\n<div class=\"wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex\"><div class=\"wp-block-button lbql-primary\"><a class=\"wp-block-button__link wp-element-button\" href=\"\/index.php\/category\/cest-du-belge\/\">D\u00e9couvrir les livres belges<\/a><\/div><div class=\"wp-block-button is-style-outline is-style-outline--1\"><a class=\"wp-block-button__link wp-element-button\" href=\"\/index.php\/recherche-par\/\">Trouver ma prochaine lecture<\/a><\/div><\/div><\/div><\/div>\n\n<div class=\"wp-block-group alignwide lbql-section\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\"><h2 class=\"wp-block-heading\">Explorer autrement<\/h2>\n<div class=\"wp-block-columns lbql-explore is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-7387b849 wp-block-columns-is-layout-flex\"><div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\"><h3 class=\"wp-block-heading\">\ud83c\udde7\ud83c\uddea Frites-Mayo<\/h3><p class=\"wp-block-paragraph\">Le meilleur \u2014 et parfois le plus surprenant \u2014 de la litt\u00e9rature belge.<\/p><p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"\/index.php\/category\/cest-du-belge\/\"><strong>Lire les chroniques \u2192<\/strong><\/a><\/p><\/div>\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\"><h3 class=\"wp-block-heading\">\ud83c\udf99\ufe0f La Bo\u00eete<\/h3><p class=\"wp-block-paragraph\">Des interviews et des rencontres avec celles et ceux qui font vivre les livres.<\/p><p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"\/index.php\/la-boite-3\/\"><strong>Entrer dans La Bo\u00eete \u2192<\/strong><\/a><\/p><\/div>\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\"><h3 class=\"wp-block-heading\">\ud83d\udd0e La bonne recherche<\/h3><p class=\"wp-block-paragraph\">Retrouver une chronique par auteur, maison d\u2019\u00e9dition ou univers.<\/p><p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"\/index.php\/recherche-par-auteur-2\/\"><strong>Explorer les auteurs \u2192<\/strong><\/a><\/p><\/div><\/div><\/div><\/div>\n\n<div class=\"wp-block-group alignwide lbql-section lbql-latest-wrap\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\"><h2 class=\"wp-block-heading\">Les derni\u00e8res chroniques<\/h2>\n<ul class=\"wp-block-latest-posts__list has-dates lbql-latest wp-block-latest-posts is-layout-flow wp-block-latest-posts-is-layout-flow\"><li><div class=\"wp-block-latest-posts__featured-image\"><a href=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/2026\/04\/18\/adeline-dieudonne-minvite-dans-la-jungle-et-je-my-suis-un-peu-perdu\/\" aria-label=\"Adeline Dieudonn\u00e9 m&rsquo;invite \u00ab\u00a0Dans la Jungle\u00a0\u00bb, et je m&rsquo;y suis un peu perdu.\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Photoroom_20260418_110627-300x300.png\" class=\"attachment-medium size-medium wp-post-image\" alt=\"\" style=\"\" srcset=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Photoroom_20260418_110627-300x300.png 300w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Photoroom_20260418_110627-1024x1024.png 1024w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Photoroom_20260418_110627-150x150.png 150w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Photoroom_20260418_110627-768x768.png 768w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Photoroom_20260418_110627-1320x1320.png 1320w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Photoroom_20260418_110627.png 1512w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/div><a class=\"wp-block-latest-posts__post-title\" href=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/2026\/04\/18\/adeline-dieudonne-minvite-dans-la-jungle-et-je-my-suis-un-peu-perdu\/\">Adeline Dieudonn\u00e9 m&rsquo;invite \u00ab\u00a0Dans la Jungle\u00a0\u00bb, et je m&rsquo;y suis un peu perdu.<\/a><time datetime=\"2026-04-18T11:21:54+02:00\" class=\"wp-block-latest-posts__post-date\">18\/04\/2026<\/time><div class=\"wp-block-latest-posts__post-excerpt\">Il y a des livres que je ressens imm\u00e9diatement. Et puis il y a ceux que je regarde presque de l\u2019ext\u00e9rieur.&nbsp;Dans la jungled\u2019Adeline Dieudonn\u00e9&nbsp;s\u2019est install\u00e9 entre les deux, dans une zone \u00e9trange o\u00f9 je comprenais tout\u2026 sans jamais \u00eatre totalement emport\u00e9. D\u00e8s le d\u00e9part, le roman ne cherche pas \u00e0 cacher quoi que ce soit. Arnaud a tu\u00e9 Aur\u00e9lie, leurs deux enfants, avant de se suicider. Tout est pos\u00e9. Alors je me suis accroch\u00e9 \u00e0 cette promesse : comprendre. Remonter le fil. Voir comment on en arrive l\u00e0. Et tr\u00e8s vite, j\u2019ai senti que j\u2019allais assister \u00e0 quelque chose de construit, de pr\u00e9cis, presque m\u00e9thodique. On r\u00eave toujours de ce que l\u2019on n\u2019a pas et pour finir la r\u00e9alit\u00e9 d\u00e9\u00e7oit.\u00a0 Dans la jungle &#8211; Adeline Deieudonn\u00e9 &#8211; Ed. L&rsquo;iconoclaste C\u2019est \u00e7a qui m\u2019a marqu\u00e9 pendant toute ma lecture. Cette impression d\u2019\u00eatre toujours un pas en avance, ou peut-\u00eatre simplement au m\u00eame niveau que le texte, jamais en dessous. Je comprenais les m\u00e9canismes, les glissements, les petits riens qui s\u2019accumulent. Un mot de trop. Un silence. Une tension qui s\u2019installe. Tout \u00e9tait lisible. Tout \u00e9tait clair. Mais je ne vivais pas vraiment ces moments. Je les observais.Je pense que l&rsquo;arc narratif \u00e9tait connu et je crois que j&rsquo;avais \u00ab\u00a0Chanson douce\u00a0\u00bb qui trainait un peu dans un tiroir mental. D\u00e8s lors, cette surprise ne m&rsquo;a pas vraiment percut\u00e9 ! Comme si j\u2019\u00e9tais derri\u00e8re une vitre, \u00e0 regarder une temp\u00eate se former. Je voyais les nuages s\u2019amonceler, je comprenais qu\u2019ils allaient \u00e9clater\u2026 mais je ne recevais pas la pluie. Et pourtant, j\u2019ai senti \u00e0 quel point le roman est travaill\u00e9. Cette mani\u00e8re de s\u2019attarder sur les d\u00e9tails, de construire une ambiance \u00e0 partir de gestes anodins, de laisser les choses s\u2019installer sans jamais forcer. Il y a une vraie ma\u00eetrise dans la fa\u00e7on dont tout se met en place. Une m\u00e9canique discr\u00e8te, mais solide, qui avance sans bruit.On traque les d\u00e9tails tant dans les situation, les gestes, les objets. Mais aussi les petits mensonges qui font effet boule de neige. Et \u00e7a rend les tensions r\u00e9elles, mais De retour dans la cuisine elle vit qu&rsquo;elle avait un message de sa m\u00e8re, Suzanne venait aux nouvelles, demandait comment se passaient les vacances. Dans la jungle &#8211; Adeline Deieudonn\u00e9 &#8211; Ed. L&rsquo;iconoclaste J\u2019ai aussi \u00e9t\u00e9 touch\u00e9 par ce cadre tr\u00e8s belge, tr\u00e8s reconnaissable, presque familier. Cette bourgeoisie tranquille (PS : moi aussi j&rsquo;ai un petit \u00ab\u00a0de\u00a0\u00bb&#8230;c&rsquo;est faux, j&rsquo;en ai 2), ces vies bien rang\u00e9es, ces fa\u00e7ades qui tiennent debout co\u00fbte que co\u00fbte. Il y a quelque chose de juste l\u00e0-dedans, quelque chose qui parle sans en faire trop. Et au milieu de tout \u00e7a, il y a cette lente d\u00e9rive. Cette histoire qui bascule sans jamais vraiment exploser. J\u2019ai compris ce que le texte voulait me faire ressentir. Je voyais les signes, je les accumulais, je les analysais presque malgr\u00e9 moi. Mais \u00e7a restait \u00e0 la surface&#8230; et c&rsquo;est assez paradoxal car le roman n&rsquo;est pas mauvais en soit ! Je n\u2019ai jamais eu cette sensation d\u2019\u00eatre happ\u00e9, de retenir mon souffle, de tourner les pages avec urgence. J\u2019avan\u00e7ais, simplement. Pr\u00e9sent, mais pas immerg\u00e9. Alors forc\u00e9ment, je me suis interrog\u00e9. Pas sur le livre, mais sur moi. Sur ce moment de lecture. Sur cette disponibilit\u00e9 que je n\u2019avais peut-\u00eatre pas compl\u00e8tement. Parce que c\u2019est le genre de roman qui demande de l\u2019attention, de la finesse, une forme d\u2019abandon aussi. Et peut-\u00eatre que je n\u2019\u00e9tais pas pr\u00eat \u00e0 \u00e7a. Arnaud essayait \u00e0 nouveau de la joindre, elle rejeta l&rsquo;appel. Soudain elle per\u00e7ut le bruit d&rsquo;un moteur derri\u00e8re le cr\u00e9pitement de la pluie; Une voiture de pompier apparut dans l&rsquo;all\u00e9e, elle s&rsquo;\u00e9lan\u00e7a \u00e0 sa rencontre. Dans la jungle &#8211; Adeline Deieudonn\u00e9 &#8211; Ed. L&rsquo;iconoclaste Du coup, j\u2019ai travers\u00e9 l\u2019histoire sans m\u2019y perdre. Mais je le r\u00e9p\u00e8te, c&rsquo;est assez paradoxal de trouver un roman bon dans le sens litt\u00e9raire du terme, mais de ne pas en profiter pleinement. Je garde en t\u00eate une \u00e9criture pr\u00e9cise, une construction ma\u00eetris\u00e9e, une volont\u00e9 claire de d\u00e9cortiquer quelque chose de profond\u00e9ment humain et d\u00e9rangeant. Je garde aussi cette impression \u00e9trange d\u2019avoir tout compris\u2026 sans avoir \u00e9t\u00e9 renvers\u00e9. Ce n\u2019est pas un roman que j\u2019ai rejet\u00e9. Ce n\u2019est pas un roman qui m\u2019a marqu\u00e9 profond\u00e9ment non plus.Aussi, je tiens \u00e0 dire (ou redire) que ces bandeaux sont un horrible paradoxe. Ici, le \u00ab\u00a0F\u00e9roce et addictif\u00a0\u00bb est tel un biais de confirmation auquel on s&rsquo;attend \u00e0 plonger. Sauf qui c&rsquo;est pas le cas&#8230;est-ce le lecteur le probl\u00e8me ou le marketing qui a eu raison de nous ? C\u2019est un roman qui est pass\u00e9. Voil\u00e0&#8230;mais pas mis de c\u00f4t\u00e9. Et parfois, lire, c\u2019est aussi \u00e7a : fr\u00f4ler un livre sans qu\u2019il nous traverse vraiment. C&rsquo;est \u00e0 mon sens une invitation \u00e0 le relire&#8230;quand les tracas du quotidien m&rsquo;auront quitt\u00e9 !<\/div><\/li>\n<li><div class=\"wp-block-latest-posts__featured-image\"><a href=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/2026\/04\/01\/lovecraft-ressurgit-des-profondeurs-lincroyable-decouverte-du-cursed-hotel\/\" aria-label=\"Lovecraft ressurgit des profondeurs : l\u2019incroyable d\u00e9couverte du \u201cCursed Hotel\u201d\"><img decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Photoroom_20260401_201926-300x300.png\" class=\"attachment-medium size-medium wp-post-image\" alt=\"\" style=\"\" srcset=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Photoroom_20260401_201926-300x300.png 300w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Photoroom_20260401_201926-1024x1024.png 1024w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Photoroom_20260401_201926-150x150.png 150w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Photoroom_20260401_201926-768x768.png 768w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Photoroom_20260401_201926-1320x1320.png 1320w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Photoroom_20260401_201926.png 1512w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/div><a class=\"wp-block-latest-posts__post-title\" href=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/2026\/04\/01\/lovecraft-ressurgit-des-profondeurs-lincroyable-decouverte-du-cursed-hotel\/\">Lovecraft ressurgit des profondeurs : l\u2019incroyable d\u00e9couverte du \u201cCursed Hotel\u201d<\/a><time datetime=\"2026-04-01T20:21:01+02:00\" class=\"wp-block-latest-posts__post-date\">01\/04\/2026<\/time><div class=\"wp-block-latest-posts__post-excerpt\">Il y a des histoires qui sentent le canular \u00e0 plein nez\u2026 et puis il y a celles qui vous attrapent doucement, comme un courant invisible, jusqu\u2019\u00e0 vous faire plonger dans quelque chose de bien r\u00e9el. Celle-ci commence de fa\u00e7on presque anodine. Un \u00e9diteur belge, \u00c9ric Lamiroy, d\u00e9cide un jour de partir \u00e0 la p\u00eache aux homonymes. Oui, litt\u00e9ralement. Une id\u00e9e un peu folle, un peu ludique, comme un lancer de ligne dans l\u2019oc\u00e9an des possibles. Et dans cet oc\u00e9an, il remonte un nom : John Lamiroy. Am\u00e9ricain. Motard. Rhode Island. Rien, \u00e0 premi\u00e8re vue, qui puisse laisser pr\u00e9sager autre chose qu\u2019une conversation sympathique entre deux parfaits inconnus. Et pourtant. Les \u00e9changes se multiplient, les liens se tissent, et peu \u00e0 peu, une v\u00e9rit\u00e9 remonte \u00e0 la surface : ils sont cousins. Lointains, certes, mais suffisamment pour que l\u2019histoire prenne une tournure inattendue. Comme si, au milieu d\u2019un banc de hasards, une trajectoire se dessinait. Et c\u2019est l\u00e0 que tout bascule. John travaille b\u00e9n\u00e9volement \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Brown, \u00e0 Providence. Pour les amateurs de litt\u00e9rature, ce nom r\u00e9sonne imm\u00e9diatement : Providence, c\u2019est la ville de&nbsp;H. P. Lovecraft. Le berceau d\u2019un imaginaire sombre, tentaculaire, presque abyssal. Dans cette universit\u00e9 se trouve l\u2019une des plus grandes collections au monde consacr\u00e9es \u00e0 l\u2019auteur. Des lettres, des brouillons, des fragments d\u2019univers\u2026 et parfois, des zones d\u2019ombre. Un jour, presque par hasard, ou par ce genre de destin un peu tordu qui aime jouer avec nous, John tombe sur une vieille caisse. Une caisse oubli\u00e9e, pos\u00e9e l\u00e0 comme un vestige d\u2019un autre temps. On imagine presque la poussi\u00e8re danser dans la lumi\u00e8re, comme des \u00e9cailles argent\u00e9es. Et \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur\u2026 un manuscrit. Un texte in\u00e9dit. Un texte de Lovecraft. Pendant des ann\u00e9es, certains \u00e9voquaient son existence comme on parle d\u2019un vieux mythe, d\u2019une rumeur un peu floue, d\u2019un poisson qu\u2019on jure avoir vu mais qu\u2019on ne peut jamais vraiment prouver. Et pourtant, cette fois, il est l\u00e0. Tangible. R\u00e9el. Presque fr\u00e9missant entre les mains de celui qui le d\u00e9couvre. Son titre :\u00a0The Cursed Hotel. &#8211; L&rsquo;h\u00f4tel maudit Une histoire de mal\u00e9diction, n\u00e9e d\u2019une humiliation, qui s\u2019abat sur un h\u00f4tel jusqu\u2019\u00e0 provoquer sa chute. Une intrigue inspir\u00e9e de faits r\u00e9els, \u00e9crite vraisemblablement entre 1936 et 1937, peu avant la mort de Lovecraft. Un texte qui, comme un vieux bar cach\u00e9 dans les profondeurs, avait \u00e9chapp\u00e9 aux regards pendant pr\u00e8s d\u2019un si\u00e8cle. Et puis, le voil\u00e0 qui refait surface. Ce qui rend cette histoire encore plus savoureuse, c\u2019est son retour jusqu\u2019\u00e0 nous. Le texte \u00e9tant aujourd\u2019hui libre de droit, il a pu \u00eatre retraduit par Gorian Delp\u00e2ture, chroniqueur litt\u00e9raire bien connu, avec l\u2019accord de l\u2019institution am\u00e9ricaine. R\u00e9sultat : une \u00e9dition fran\u00e7aise, port\u00e9e par un \u00e9diteur belge. Oui, belge. Comme si toute cette histoire avait suivi un courant bien pr\u00e9cis pour revenir l\u00e0 o\u00f9 elle devait \u00eatre racont\u00e9e. Comme si, depuis le d\u00e9but, quelque chose nageait sous la surface, attendant le bon moment pour surgir. Et au fond, c\u2019est peut-\u00eatre \u00e7a, la vraie magie de la litt\u00e9rature. Elle ne dispara\u00eet jamais vraiment. Elle se cache. Elle d\u00e9rive. Elle attend. Comme une anguille insaisissable ou un vieux brochet tapi dans l\u2019ombre, pr\u00eate \u00e0 surgir au moment o\u00f9 l\u2019on s\u2019y attend le moins. Alors on se prend \u00e0 r\u00eaver. Combien de textes dorment encore quelque part ? Combien d\u2019histoires, oubli\u00e9es dans des caisses, des greniers ou des archives, attendent qu\u2019un regard curieux \u2014 ou un Lamiroy \u2014 vienne les r\u00e9veiller ? Parfois, il suffit d\u2019un hasard. Ou d\u2019un hame\u00e7on bien lanc\u00e9.<\/div><\/li>\n<li><div class=\"wp-block-latest-posts__featured-image\"><a href=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/2026\/03\/10\/suspense-intrigue-style-mes-criteres-pour-juger-un-bon-thriller\/\" aria-label=\"Suspense, intrigue, style : mes  crit\u00e8res pour juger un bon thriller\"><img decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Photoroom_20260310_155027-300x300.png\" class=\"attachment-medium size-medium wp-post-image\" alt=\"\" style=\"\" srcset=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Photoroom_20260310_155027-300x300.png 300w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Photoroom_20260310_155027-1024x1024.png 1024w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Photoroom_20260310_155027-150x150.png 150w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Photoroom_20260310_155027-768x768.png 768w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Photoroom_20260310_155027-1320x1320.png 1320w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Photoroom_20260310_155027.png 1512w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/div><a class=\"wp-block-latest-posts__post-title\" href=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/2026\/03\/10\/suspense-intrigue-style-mes-criteres-pour-juger-un-bon-thriller\/\">Suspense, intrigue, style : mes  crit\u00e8res pour juger un bon thriller<\/a><time datetime=\"2026-03-10T16:09:30+01:00\" class=\"wp-block-latest-posts__post-date\">10\/03\/2026<\/time><div class=\"wp-block-latest-posts__post-excerpt\">Il y a quelques mois, je vous annon\u00e7ais que je faisais parti du jury des lecteurs Club pour la s\u00e9lection Thriller.C&rsquo;est la quatri\u00e8me fois que les Librairies Club me font confiance et cette ann\u00e9e est une ann\u00e9e particuli\u00e8re, je me devais donc d&rsquo;\u00e9tablir des crit\u00e8res de jugement lors de ma lectures. En effet, vous le savez tous, outre ce blog, Instagram et Facebook&#8230;je suis chroniqueur dans l&rsquo;\u00e9mission \u00ab\u00a0La Bo\u00eete\u00a0\u00bb.Et quand j&rsquo;invite des auteurs, je lis attentivement les romans des gens que j&rsquo;invite. \u00c7a parait absurde, mais si vous saviez le nombre d&rsquo;interview o\u00f9 le livre n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 lu en t\u00e9l\u00e9, en radio&#8230;le fait que je lise l&rsquo;ouvrage n&rsquo;est pas si b\u00eate et me permet d&rsquo;avoir un avis constructif tant sur la forme que le fond du livre. Si je vous dit cela, c&rsquo;est parce qu&rsquo;a force d&rsquo;interviewer des auteurs, de les fr\u00e9quenter, de les lire, je commence \u00e0 les connaitre&#8230;et parfois, tr\u00e8s bien.Et cette ann\u00e9e, je connais quelques auteurs que j&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 fr\u00e9quent\u00e9 plusieurs fois. Cela m\u00e9rite donc une attention particuli\u00e8re.Je me devais donc d&rsquo;\u00e9viter un biais envers son roman. On serait vite tent\u00e9 de dire \u00ab\u00a0Tu connais ces auteurs donc pour toi, c&rsquo;est elle\/lui qui devrait gagner !\u00a0\u00bbEt bien&#8230;pour moi c&rsquo;est pas comme cela que \u00e7a se passe ! C&rsquo;est plus complexe \u00e0 mes yeux ! Il doit m\u00e9riter plus que les autres de gagner&#8230;et vu une partie de la s\u00e9lection : c&rsquo;est pas gagn\u00e9. Parce que recevoir un roman pour un prix litt\u00e9raire, ce n\u2019est pas simplement lire pour le plaisir. C\u2019est aussi porter une responsabilit\u00e9 : celle de distinguer un livre qui marquera les lecteurs et qui repr\u00e9sentera dignement le genre.Mais aussi, outre la reconnaissance, c&rsquo;est le travail d&rsquo;un auteur, d&rsquo;une \u00e9quipe, d&rsquo;une couverture, du temps pass\u00e9 devant un clavier&#8230;. un prix, c&rsquo;est bien plus qu&rsquo;une annonce !Et dans le cas d\u2019un\u00a0prix consacr\u00e9 au thriller, l\u2019exercice est encore plus d\u00e9licat. Car le thriller est un genre exigeant, o\u00f9 l\u2019efficacit\u00e9 narrative doit se conjuguer avec la profondeur psychologique et la qualit\u00e9 litt\u00e9raire. Alors, je vous pr\u00e9sente mes crit\u00e8res afin que ceux-ci soient clair et transparents ! 1. La puissance de l\u2019intrigue Le c\u0153ur d\u2019un thriller reste l&rsquo;intrigue. Une bonne intrigue doit accrocher le lecteur d\u00e8s les premi\u00e8res pages et maintenir une tension constante.D\u00e8s le d\u00e9part, elle doit capter mon attention. Les moteurs et les enjeux doivent \u00eatre limpide, claires.Et les rebondissements, sont-ils cr\u00e9dibles ? Qu&rsquo;on passe pas d&rsquo;une situation \u00e0 une autre par un simple coup de baguette magique ! Un bon thriller ne se contente pas d\u2019accumuler les surprises. Il construit une\u00a0architecture narrative solide, o\u00f9 chaque r\u00e9v\u00e9lation sont maitris\u00e9es. 2. La gestion du suspense Le suspense est pour moi l\u2019oxyg\u00e8ne du thriller. On se doit, comme jur\u00e9, d&rsquo;observer comment l\u2019auteur\u00a0dose l\u2019information\u00a0:ce qui est r\u00e9v\u00e9l\u00e9, ce qui est cach\u00e9, et surtout\u00a0quand\u00a0cela est r\u00e9v\u00e9l\u00e9.Si c&rsquo;est trop t\u00f4t, c&rsquo;est pas foufou, si c&rsquo;est trop tard, c&rsquo;est pas interessante et \u00e7a fait effet p\u00e9tard mouill\u00e9 et si on comprends pas&#8230;\u00e7a fait plouf ! Imaginez un thriller sans tension progressive&#8230; Quelle plaie !D\u00e8s lors on peut se poser la question : les indices sont ils subtiles, les fausses pistes plac\u00e9es intelligemment et la mont\u00e9e dramatique Vinet-elle colorer cela avec brio ? Ah, Le suspense &#8230; le suspense ne doit pas reposer uniquement sur un twist final spectaculaire, mais sur une\u00a0pression constante\u00a0qui pousse le lecteur \u00e0 tourner les pages.En bref, sans suspense, avec l&rsquo;ennuie, c&rsquo;est direct d\u00e9classement ! 3. La cr\u00e9dibilit\u00e9 de l\u2019univers Imaguinez un ouvrage o\u00f9 vus ne croyez pas en l&rsquo;univers. Et si il n&rsquo;est pas cr\u00e9dible, si l&rsquo;auteur ne vous attire pas vers son univers&#8230;c&rsquo;est p\u00e9nible. Imaginez un thriller\/polar&#8230;o\u00f9 les proc\u00e9dures polici\u00e8res (si il y en a) sont peu cr\u00e9dibles, les personnages non motiv\u00e9es dans leurs enjeux, des contextes inexistants&#8230;Imaginez un ouvrage o\u00f9 l&rsquo;on parle de science dans le monde actuel et o\u00f9 tout est invent\u00e9 ! C&rsquo;est p\u00e9nible&#8230;pas de recherche, pas de volont\u00e9 de nous amener vers une accroche&#8230;.Imaginez un roman sans policier, mais sans psychologie&#8230; M\u00eame dans un thriller tr\u00e8s romanesque,\u00a0la coh\u00e9rence interne est essentielle.Une intrigue brillante peut s\u2019effondrer si elle repose sur des invraisemblances trop visibles&#8230;. et je vous avoue que j&rsquo;en ai rencontr\u00e9 un&#8230;d\u00e8s le d\u00e9but ! 4. La construction des personnages Que serait un roman sans personnage solide ?Les meilleurs thrillers ne reposent pas uniquement sur une intrigue efficace, mais sur\u00a0des personnages forts, efficaces, solides. Et un personnage doit \u00eatre fort : profondeur psychologique, \u00e9volution des personnages, complexit\u00e9 morale (vous savez ceux qu&rsquo;on aime d\u00e9tester par exemple)Et puis un personnage sans motivation, et valeur morale (positive ou n\u00e9gative) c&rsquo;est No Way ! Un bon thriller cr\u00e9e souvent des personnages ambigus, imparfaits, parfois troublants. Ce sont eux qui donnent une\u00a0\u00e9paisseur \u00e9motionnelle\u00a0au r\u00e9cit.Alors, sans cela, c&rsquo;est out ! 5. Le rythme narratif Haaaa le rythme d&rsquo;un roman&#8230;c&rsquo;est son chant, c&rsquo;est la longueur de son pas&#8230;.Que ce soit des longs ou court chapitre, peut importe a mes yeux.Mais concernant la narration, si ces chapitres sont lourds et indigestes&#8230;merci bye bye.par indigeste, j&rsquo;entends un chapitre qui ne retient pas l&rsquo;attention, qui n&rsquo;a pas de tempo, qui n&rsquo;a pas d&rsquo;\u00e9quilibre entre action et r\u00e9flexion&#8230; Sans cela, votre roman n&rsquo;est pas d\u00e9vor\u00e9. Sans tout cela, le roman se lit&#8230;il ne se d\u00e9vore pas. Mais attention : un roman avec un grand rythme ne doit pas sacrifier sa construction.Si le rythme arrive \u00e0 la fin, avec, auparavant, une construction r\u00e9ussie, c&rsquo;est gagn\u00e9 ! 6. L\u2019originalit\u00e9 Les clich\u00e9s sont nombreux dans les romans, et c&rsquo;est m\u00eame facile de le faire.Mais un bon roman, c&rsquo;est autre chose que des clich\u00e9s.C&rsquo;est une id\u00e9e originale, jamais faites&#8230; Une nouveaut\u00e9 apport\u00e9e au sein du concept. Et si la structure narrative apporte quelque chose de nouveau c&rsquo;est encore mieux !Evidement, u bon roman peut reprendre des codes classiques et universels, mais il doit apporter un angle inattendu ! 7. La qualit\u00e9 litt\u00e9raire N&rsquo;oubliez jamais qu\u2019un prix litt\u00e9raire r\u00e9compense aussi\u00a0l\u2019\u00e9criture.On parle donc d&rsquo;un style, de l&rsquo;efficacit\u00e9 des dialogues, d&rsquo;une atmosph\u00e8re (tant dans le roman que dans la narration) et une capacit\u00e9 \u00e0 install\u00e9 l&rsquo;ambiance !Un grand roman est souvent celui qui r\u00e9ussit \u00e0 associ\u00e9 une tension narrative efficace avec une qualit\u00e9 d&rsquo;\u00e9criture ! 8. L\u2019impact global Et puis, si vous avez deux romans ou plus qui ont tous ces ingr\u00e9dients, posez-vous une seule questions : Ce livre reste-t-il en m\u00e9moire une fois referm\u00e9 ? Certains thrillers sont efficaces sur le moment mais s\u2019oublient tr\u00e8s vite. Parfois c&rsquo;est dommage, parfois c&rsquo;est tant mieux.D\u2019autres laissent une trace durable : par leur atmosph\u00e8re, leurs personnages ou la force de leur id\u00e9e centrale. et pour moi : c&rsquo;est bingo ! Un prix litt\u00e9raire doit id\u00e9alement distinguer\u00a0un roman qui marque ses lecteurs, pas seulement un livre qui fonctionne bien. Cependant, souvent les gens confondent les deux ! Je pense que c&rsquo;\u00e9tait n\u00e9cessaire de vous les \u00e9crire, pour \u00e9viter tout biais.Pour ma part, je notais tout dans un carnet afin d&rsquo;\u00e9viter toutes condusion ou biais.Et vous, quels seraient vos crit\u00e8res si vous \u00e9tiez dans un jury litt\u00e9raire ?Mettez les en commentaires, qu&rsquo;on en discute .<\/div><\/li>\n<li><div class=\"wp-block-latest-posts__featured-image\"><a href=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/2026\/03\/09\/la-saison-des-pluies-un-roman-noir-belge-de-paul-colize-haletant-sur-la-memoire-et-la-culpabilite\/\" aria-label=\"La saison des pluies : un roman noir belge, de Paul Colize, haletant sur la m\u00e9moire et la culpabilit\u00e9\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Photoroom_20260309_101759-300x300.png\" class=\"attachment-medium size-medium wp-post-image\" alt=\"\" style=\"\" srcset=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Photoroom_20260309_101759-300x300.png 300w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Photoroom_20260309_101759-1024x1024.png 1024w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Photoroom_20260309_101759-150x150.png 150w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Photoroom_20260309_101759-768x768.png 768w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Photoroom_20260309_101759-1320x1320.png 1320w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Photoroom_20260309_101759.png 1512w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/div><a class=\"wp-block-latest-posts__post-title\" href=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/2026\/03\/09\/la-saison-des-pluies-un-roman-noir-belge-de-paul-colize-haletant-sur-la-memoire-et-la-culpabilite\/\">La saison des pluies : un roman noir belge, de Paul Colize, haletant sur la m\u00e9moire et la culpabilit\u00e9<\/a><time datetime=\"2026-03-09T10:44:59+01:00\" class=\"wp-block-latest-posts__post-date\">09\/03\/2026<\/time><div class=\"wp-block-latest-posts__post-excerpt\">Mais d&rsquo;o\u00f9 sort ce livre ? Fin F\u00e9vrier 2026, j&rsquo;ai vu un poste de Herv\u00e9-Chopin Editions annon\u00e7ant la publication du roman de Paul Colize, dont nous allons parler. Une surprise totale&#8230; je ne l&rsquo;ai pas vu venir !Si vous me connaissez, il y a quelques auteurs pour qui je lache toute lecture en cours pour m&rsquo;y jeter dans leur bras. Et Paul Colize en fait parti. Je vais aller droit au but : Ce livre (La saison des pluies, de\u00a0Paul Colize), vous attrape par le col et vous tra\u00eene dans une pi\u00e8ce ferm\u00e9e pour vous dire :\u00a0\u00ab Maintenant, tu \u00e9coutes. \u00bbCe livre s&rsquo;inscrit clairement dans la m\u00eame trempe que ses grands romans \u00ab\u00a0Back-Up\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Devant Dieu et les hommes\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0un monde merveilleux\u00a0\u00bb ou encore \u00ab\u00a0Toute la violence des hommes\u00a0\u00bb. On parle de l&rsquo;histoire de la Belgique vu \u00e0 la sauce Colize. On rentre dans notre histoire comme dans un film. Comme si on remontait le temps. Et surtout : comme si on le red\u00e9couvrait !(OK, pour les puristes, Back-Up c&rsquo;est discutables, mais j&rsquo;avais envie de le mettre dans la listes !) Tout commence pourtant dans un endroit o\u00f9 l\u2019on parle souvent \u00e0 voix basse : un service de soins palliatifs. Claire y est b\u00e9n\u00e9vole. Dans la vie, elle est coach professionnelle, m\u00e8re de deux filles, et tente de garder un semblant d\u2019\u00e9quilibre dans un quotidien un peu bancal, notamment avec un mari plus absorb\u00e9 par ses \u00e9crans et ses cryptomonnaies que par la conversation \u00e0 table. Pour garder la t\u00eate hors de l\u2019eau, Claire \u00e9coute les autres. Les mourants, en particulier. J&rsquo;ai servi, Claire.. Et je me suis servi au passage, je le reconnais. M\u00eame si je savais au fond de moi que les causes que je d\u00e9fendaient n&rsquo;\u00e9taient pas toujours justes. Jusqu&rsquo;au jour o\u00f9 j&rsquo;ai compris que je n&rsquo;\u00e9tais qu&rsquo;un pion. La saison des pluies &#8211; Paul Colize &#8211; Herv\u00e9 Chopin Edition Et un jour, arrive Th\u00e9o dans sa vie.Un patient aussi ferm\u00e9 qu&rsquo; un coffre-fort, se taisant avec tout le monde. On sent clairement le mec chaleureux !Sauf avec Claire. Elle c&rsquo;est diff\u00e9rent, on ne sait pas pourquoi.Avec elle, il parle. Lentement. Par fragments. Et ce qu\u2019il raconte n\u2019a rien d\u2019une confession tranquille de fin de vie. Th\u00e9o ouvre une porte vers un pass\u00e9 sombre, tr\u00e8s sombre de l&rsquo;histoire Belge: le Congo \u00e0 la fin de la colonisation Belge. Ce qui suit ressemble \u00e0 une descente progressive dans une m\u00e9moire que certains pr\u00e9f\u00e9reraient laisser enterr\u00e9e. Violences, op\u00e9rations militaires, morale douteuse&#8230;Paul Colize ne cherche pas \u00e0 avoir un roman spectaculaire. Il montre comment des hommes ordinaires peuvent glisser, parfois presque sans s\u2019en rendre compte, vers l\u2019inacceptable. Et c\u2019est l\u00e0 que le roman devient vraiment int\u00e9ressant et qu&rsquo;on le d\u00e9guste page apr\u00e8s page. Parce que\u00a0La saison des pluies\u00a0n\u2019est pas un roman noir classique avec enqu\u00eate, indices et inspecteurs qui courent dans les rues de Bruxelles. C\u2019est un roman noir psychologique. Un huis clos entre une femme qui \u00e9coute\u2026 et un homme qui parle avant de mourir.On sent l&rsquo;urgence de la situation, mais la gravit\u00e9 de l&rsquo;histoire explosant de chapitre en chapitre on esp\u00e8re qu&rsquo;on prendra son temps, mais sans s&rsquo;attendre aux terribles choses qui s&rsquo;annoncent. Plus Th\u00e9o se confie, plus Claire est troubl\u00e9e. Pourquoi lui raconte-t-il tout cela \u00e0 elle ? Pourquoi maintenant ? Et surtout : pourquoi continue-t-elle \u00e0 revenir \u00e9couter ces histoires qui la r\u00e9vulsent autant qu\u2019elles la fascinent ?Parce que Th\u00e9o est pas un h\u00e9ros. C&rsquo;est plus un salaud de l&rsquo;histoire. Un mec qu&rsquo;on aime d\u00e9tester&#8230; une sorte de confession de la derni\u00e8re chance. Le roman alterne entre la chambre d\u2019h\u00f4pital et le Congo des ann\u00e9es 60. Ce va-et-vient cr\u00e9e une tension \u00e9trange, presque hypnotique. Comme Claire, on ressent le besoin de revenir dans cette chambre pour entendre la suite, pour combler les silences et les ellipses du r\u00e9cit. Mais \u00e0 mesure que les pages tournent, la sant\u00e9 du vieil homme d\u00e9cline. Chaque visite pourrait \u00eatre la derni\u00e8re. L\u2019\u00e9coute devient alors urgente, presque vitale. Et paradoxalement, plus l\u2019\u00e9coute se fait attentive, plus les r\u00e9v\u00e9lations deviennent terribles. Comme si chaque mot arrach\u00e9 \u00e0 la mort faisait surgir une nouvelle part d\u2019ombre. Paul Colize joue aussi avec l\u2019Histoire belge, un terrain qu\u2019il aime explorer dans ses romans. Ici, il plonge dans une p\u00e9riode encore sensible : les derni\u00e8res ann\u00e9es de la pr\u00e9sence belge au Congo et les turbulences autour de l\u2019ind\u00e9pendance en 1960. Une \u00e9poque o\u00f9 politique, int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques et op\u00e9rations militaires se m\u00ealaient dans un brouillard moral pas toujours tr\u00e8s glorieux. C&rsquo;\u00e9tait trop tard pour revenir en arri\u00e8re. L&rsquo;ind\u00e9pendance qu&rsquo;ils avaient voulu ignorer \u00e9tait devenue in\u00e9vitable.Les \u00e9meutes avaient durer trois jours et trois nuits. Au final le bilan \u00e9tait \u00ab\u00a0raisonnable\u00a0\u00bb, les annonces officielles parlaient de 49 morts.J&rsquo;en avais tu\u00e9 plus que \u00e7a \u00e0 moi tout seul. La saison des pluies &#8211; Paul Colize &#8211; Herv\u00e9 Chopin Edition Mais rassurez-vous : on n\u2019est pas dans un cours d\u2019histoire.L\u2019auteur r\u00e9ussit \u00e0 int\u00e9grer cette mati\u00e8re historique dans un r\u00e9cit tr\u00e8s humain, centr\u00e9 sur les personnages comme il l&rsquo;a fait dans les romans cit\u00e9s plus haut. Claire, fragile mais d\u00e9termin\u00e9e, cherche \u00e0 comprendre ce qu\u2019elle \u00e9coute\u2026 et peut-\u00eatre aussi comprendre ce qu\u2019elle est. Th\u00e9o, lui, incarne une forme de culpabilit\u00e9 brute, presque d\u00e9rangeante&#8230;une derni\u00e8re chance avant la mont\u00e9 vers son cr\u00e9ateur. L\u2019\u00e9criture est simple, directe, efficace. Pas de fioritures inutiles. Du Paul Colize comme on l&rsquo;aime. Du moins, comme j&rsquo;aime m&rsquo;y plonger !Les pages d\u00e9filent vite, et on se surprend \u00e0 lire un chapitre apr\u00e8s l&rsquo;autre, sans s&rsquo;en rendre compte&#8230;puis un autre !\u2026 avant de se rendre compte qu\u2019on est d\u00e9j\u00e0 cinquante pages plus loin. Et puis il y a cette sensation \u00e9trange, en refermant le livre : celle d\u2019avoir remu\u00e9 quelque chose. Pas seulement une intrigue, mais un morceau d\u2019Histoire, avec ses zones d\u2019ombre et ses silences.Telle un roman de Brigitte Guilbau, l&rsquo;auteur nous questionne \u00e0 la fin. Pas directement, mais nous interroge moralement \u00e0 la fin. J&rsquo;aime particuli\u00e8rement ce sentiment de questionnement qui nous implique dans la part moderne du r\u00e9cit. Ca montre que, finalement, les choses terribles sont toujours d&rsquo;application et que la pass\u00e9 ne s&rsquo;enfouit jamais ! C\u2019est peut-\u00eatre \u00e7a, la vraie force du roman. Parce qu\u2019au fond,&nbsp;La saison des pluies&nbsp;parle de m\u00e9moire. De ces histoires que les g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9c\u00e9dentes ont parfois pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 taire. Et de ce qui arrive quand elles remontent \u00e0 la surface. R\u00e9sultat : un roman noir ntelligent, sombre et prenant, qui prouve encore une fois que la litt\u00e9rature belge sait parfaitement jouer dans la cour des grands, mais pas assez reconnu \u00e0 son juste niveau. Nous \u00e9tions au coeur de la saison des pluies. Une averse venait de s&rsquo;abattre. Le tarmac \u00e9tait d\u00e9tremp\u00e9 et luisait sous un ciel bas.L&rsquo;odeur chaude et p\u00e9n\u00e9trante de la terre humide flottait dans l&rsquo;air.Muta Kawelukulu, le capitaine \u00e0 qui je r\u00e9pondais&#8230;. \u00e9tait post\u00e9 en retrait avec ses hommes. Il m&rsquo;a fait signe de le rejoindre! La saison des pluies &#8211; Paul Colize &#8211; Herv\u00e9 Chopin Edition Et si vous aimez les romans qui m\u00ealent histoire, psychologie et tension narrative\u2026 pr\u00e9parez-vous \u00e0 passer quelques heures dans la chambre d\u2019h\u00f4pital de Th\u00e9o. Parce que quan vous y rentrez, vous risquez de ne plus vouloir en sortir ! Et comme toujours ici :\u00a0lire belge, c\u2019est aussi regarder notre histoire en face\u2026 m\u00eame quand elle gratte un peu. Alors \u00ab\u00a0Lisez du Belge, Bordel !\u00a0\u00bb<\/div><\/li>\n<li><div class=\"wp-block-latest-posts__featured-image\"><a href=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/2026\/03\/06\/les-enfants-de-voynich-et-si-les-ados-dolivier-papleux-resolvaient-lun-des-plus-grands-mysteres-de-lhistoire\/\" aria-label=\"Les enfants de Voynich : Et si les ados d&rsquo;Olivier Papleux r\u00e9solvaient l\u2019un des plus grands myst\u00e8res de l\u2019histoire ?\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Photoroom_20260306_150911-300x300.png\" class=\"attachment-medium size-medium wp-post-image\" alt=\"\" style=\"\" srcset=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Photoroom_20260306_150911-300x300.png 300w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Photoroom_20260306_150911-1024x1024.png 1024w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Photoroom_20260306_150911-150x150.png 150w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Photoroom_20260306_150911-768x768.png 768w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Photoroom_20260306_150911-1320x1320.png 1320w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Photoroom_20260306_150911.png 1512w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/div><a class=\"wp-block-latest-posts__post-title\" href=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/2026\/03\/06\/les-enfants-de-voynich-et-si-les-ados-dolivier-papleux-resolvaient-lun-des-plus-grands-mysteres-de-lhistoire\/\">Les enfants de Voynich : Et si les ados d&rsquo;Olivier Papleux r\u00e9solvaient l\u2019un des plus grands myst\u00e8res de l\u2019histoire ?<\/a><time datetime=\"2026-03-06T15:00:40+01:00\" class=\"wp-block-latest-posts__post-date\">06\/03\/2026<\/time><div class=\"wp-block-latest-posts__post-excerpt\">Parfois, les adultes ont des id\u00e9es \u00e9tranges.Par exemple : prendre un des livres les plus myst\u00e9rieux de l\u2019histoire\u2026 et demander \u00e0 des adolescents de le d\u00e9chiffrer. C\u2019est exactement le point de d\u00e9part de\u00a0Les enfants de Voynich, le nouveau roman de l\u2019auteur \u00a0Olivier Papleux. Dans l\u2019histoire, un neurobiologiste un peu discret, et un peu opportuniste, rassemble plusieurs jeunes surdou\u00e9s dans un ancien couvent pr\u00e8s du\u00a0Lion de Waterloo. Leur mission ? Passer l\u2019\u00e9t\u00e9 ensemble pour une \u00e9tude sur les intelligences atypiques\u2026 Mais notre observateur, le docteur Topaze, est fort tenter de percer le secret du c\u00e9l\u00e8bre\u00a0Manuscrit de Voynich, un livre vieux de plusieurs si\u00e8cles que personne n\u2019a jamais r\u00e9ussi \u00e0 comprendre&#8230;.et comme il poss\u00e8de une intelligence non artificielle \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, il saute sur l&rsquo;occasion. D\u00e9j\u00e0, le d\u00e9fi est ambitieux. Parce que si des cryptologues, des scientifiques et probablement quelques geeks insomniaques n\u2019y sont jamais arriv\u00e9s\u2026 (et pour avoir \u00e9t\u00e9 un geek insomniaque, je peux vous dire qu&rsquo;ils se donnent!) on peut se demander pourquoi des ados r\u00e9ussiraient l\u00e0 o\u00f9 tout le monde a \u00e9chou\u00e9. Mais justement, c\u2019est l\u00e0 que l\u2019histoire devient int\u00e9ressante.Les jeunes du roman ne sont pas des personnages \u201cnormaux\u201d. Ce sont ces jeunes cibl\u00e9s \u00ab\u00a0intellos\u00a0\u00bb dans toutes \u00e9coles normales&#8230;sauf qu&rsquo;eux, sont d\u00e9j\u00e0 quelques classes en avance !Ils ont des intelligences tr\u00e8s diff\u00e9rentes, des fa\u00e7ons de penser parfois surprenantes, parfois dr\u00f4les, parfois un peu d\u00e9routantes aussi. Certains sont ultra-logiques, d\u2019autres hyper cr\u00e9atifs, certains parlent peu mais analysent tout. Et m\u00eame si leurs profils sont tr\u00e8s vari\u00e9s, ils ont un point commun : ils ne rentrent pas facilement dans les cases. Au d\u00e9but, ils sont un peu comme des plan\u00e8tes isol\u00e9es. Chacun dans son orbite. Puis, petit \u00e0 petit, quelque chose se passe. Rares sont ceux qui pr\u00e9f\u00e8rent s&rsquo;enrichir de la diff\u00e9rence. Rares sont les passants adeptes d&rsquo;une justice sociale \u00e9quitable, qui ne se d\u00e9tournent pas et pr\u00e9f\u00e8rent aider ces enfants bizarres \u00e0 vivre dignement plut\u00f4t que de se prot\u00e9ger d&rsquo;eux. Les enfants de voynich &#8211; olivier papleux &#8211; MEO Edition Ils commencent \u00e0 se comprendre. \u00c0 se reconna\u00eetre. \u00c0 se rendre compte qu\u2019ils ne doivent pas faire semblant d\u2019\u00eatre \u201cnormaux\u201d pour \u00eatre accept\u00e9s. Et \u00e7a donne des sc\u00e8nes assez savoureuses, o\u00f9 leur humour, leur logique parfois implacable et leur vision tr\u00e8s directe du monde des adultes cr\u00e9ent des moments \u00e0 la fois dr\u00f4les et surprenants. Pendant ce temps-l\u00e0, le docteur Topaze les observe. Il prend des notes, analyse leurs r\u00e9actions, \u00e9tudie leurs interactions\u2026 persuad\u00e9 qu\u2019il ma\u00eetrise parfaitement la situation. Il est le scientifique. L\u2019adulte. Le chef d\u2019orchestre. Sauf que dans ce genre d\u2019histoire, celui qui pense diriger la partie est souvent celui qui comprend le moins ce qui se passe vraiment. Et c\u2019est l\u00e0 que le roman devient vraiment malin.Parce que ce qui ressemble au d\u00e9part \u00e0 une simple exp\u00e9rience scientifique glisse peu \u00e0 peu vers un jeu de manipulation beaucoup plus subtil. Qui influence qui ? Qui observe qui ? Et surtout : qui a r\u00e9ellement compris les r\u00e8gles du jeu ?Et c&rsquo;est l\u00e0 o\u00f9 tout devient prenant ! Ce que j\u2019ai appr\u00e9ci\u00e9 dans ce roman, c\u2019est qu\u2019il ne se contente pas de raconter une intrigue autour d\u2019un myst\u00e8re c\u00e9l\u00e8bre. Il parle aussi de notre mani\u00e8re de regarder ceux qui sortent de la norme autour d&rsquo;un sujet commun. Les personnes tr\u00e8s intelligentes fascinent souvent\u2026 mais elles d\u00e9rangent aussi un peu. On admire le g\u00e9nie, mais on ne sait pas toujours quoi en faire. Le roman joue beaucoup avec cette id\u00e9e, sans jamais devenir lourd ou moralisateur&#8230;.et m\u00eame si parfois, on ne comprends pas ce qu&rsquo;il se passe, Olivier Papleux nous rappel qu&rsquo;un roman est rempli de surprises ! L\u2019histoire prend son temps au d\u00e9but, le temps de poser les personnages et les relations entre eux. Puis les choses s\u2019acc\u00e9l\u00e8rent, les surprises arrivent, non pas au compte gouttes&#8230;mais au torrent et on se retrouve \u00e0 tourner les pages avec l\u2019envie de comprendre comment tout cela va se terminer&#8230;.jusqu&rsquo;\u00e0 une fin inoubliable ! En r\u00e9alit\u00e9, le manuscrit de Voynich r\u00e9unit l\u2019ensemble des probl\u00e9matiques de la science du secret, puisqu\u2019on ignore le langage utilis\u00e9 et le syst\u00e8me de cryptage autant que l\u2019\u00e9poque ainsi que la personne qui a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 l\u2019op\u00e9ration. Un cas extr\u00eame o\u00f9 les seuls \u00e9l\u00e9ments lisibles constituent la pagination maladroite des planches. Les enfants de voynich &#8211; olivier papleux &#8211; MEO Edition Cependant, j&rsquo;avoue que, m\u00eame si ce roman est tr\u00e8s terre \u00e0 terre, j&rsquo;aurais aim\u00e9 qu&rsquo;il soit un peu plus fou, en nous renvoyant vers quelque chose de, peut-\u00eatre, plus \u00e9sot\u00e9rique.Mais cette remarque, vous ne la comprendrez uniquement que si vous lisez le livre ! Et puis il y a ce plaisir assez simple : suivre ces jeunes qui r\u00e9fl\u00e9chissent parfois plus vite que tout le monde\u2026 et qui voient certaines choses que les adultes ne remarquent m\u00eame plus. Mais cette intelligence est-elle un don ou une mal\u00e9diction ?Au fond, c\u2019est peut-\u00eatre \u00e7a le vrai myst\u00e8re du roman ! Parce qu\u2019en refermant le livre, on se surprend \u00e0 se demander :et si les enfants avaient parfois quelques longueurs d\u2019avance sur nous ? Ou que nos yeux d&rsquo;adultes additionn\u00e9 \u00e0 nos envies les plus pressentes mettaient un voile sur notre environnement ? Et franchement\u2026 quand on regarde l\u2019\u00e9tat du monde, l\u2019hypoth\u00e8se m\u00e9rite peut-\u00eatre d\u2019\u00eatre \u00e9tudi\u00e9e. \ud83d\ude04 En tout cas, avec\u00a0Les enfants de Voynich o\u00f9 Olivier Papleux propose un roman intelligent, accessible et intriguant, qui m\u00e9lange myst\u00e8re, r\u00e9flexion et un l\u00e9ger sourire en coin. Un livre qui donne envie de r\u00e9fl\u00e9chir\u2026 sans jamais oublier de raconter une histoire qui ne se cache pas si facilement !<\/div><\/li>\n<li><div class=\"wp-block-latest-posts__featured-image\"><a href=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/2026\/03\/05\/contre-plongees-de-luc-dellisse-ces-souvenirs-qui-deviennent-de-vraies-histoires\/\" aria-label=\"Contre-plong\u00e9es de Luc Dellisse : ces souvenirs qui deviennent de vraies histoires\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"300\" src=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Luc-Delisse-300x300.png\" class=\"attachment-medium size-medium wp-post-image\" alt=\"\" style=\"\" srcset=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Luc-Delisse-300x300.png 300w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Luc-Delisse-1024x1024.png 1024w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Luc-Delisse-150x150.png 150w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Luc-Delisse-768x768.png 768w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Luc-Delisse-1320x1320.png 1320w, https:\/\/lebelgequilit.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/Luc-Delisse.png 1512w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/div><a class=\"wp-block-latest-posts__post-title\" href=\"https:\/\/lebelgequilit.com\/index.php\/2026\/03\/05\/contre-plongees-de-luc-dellisse-ces-souvenirs-qui-deviennent-de-vraies-histoires\/\">Contre-plong\u00e9es de Luc Dellisse : ces souvenirs qui deviennent de vraies histoires<\/a><time datetime=\"2026-03-05T07:30:00+01:00\" class=\"wp-block-latest-posts__post-date\">05\/03\/2026<\/time><div class=\"wp-block-latest-posts__post-excerpt\">Il y a des \u00e9crivains belges dont on parle beaucoup\u2026 et puis il y a ceux qui \u00e9crivent beaucoup.\u00a0Luc Dellisse\u00a0fait clairement partie de la deuxi\u00e8me cat\u00e9gorie. Et j\u2019avoue que j\u2019ai toujours un petit faible pour ces auteurs-l\u00e0 : ceux qui bossent tranquillement pendant que tout le monde fait du bruit sur les r\u00e9seaux. \u00c0 72 ans, Dellisse a d\u00e9j\u00e0 touch\u00e9 \u00e0 tout : romans, po\u00e9sie, essais, th\u00e9\u00e2tre, sc\u00e9narios\u2026 bref, l\u2019homme a plus de cordes \u00e0 son arc qu\u2019un magasin Decathlon un samedi de soldes. Et l\u2019an dernier encore, il \u00e9tait finaliste du\u00a0Prix Victor Rossel\u00a0en 2025. Donc on est loin du gars qui \u00e9crit dans son coin entre deux caf\u00e9s. Lui? Lui ? Impossible. D&rsquo;abord il est sans doute mort (c&rsquo;\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 presque un Villard quand j&rsquo;\u00e9tais jeune); ensuite il ne voyage pas, il n&rsquo;a jamais pris l&rsquo;avion de sa vie; et puis il a horreur de l&rsquo;hivers et du froid, il est plus frileux qu&rsquo;un nouveaux-n\u00e9. Contre-Plong\u00e9es &#8211; Luc Delisse &#8211; Editions Lamiroy Quand j\u2019ai ouvert\u00a0Contre-plong\u00e9es, je pensais tomber sur un recueil de nouvelles classique. ou pas&#8230;avec Luc, on ne sait jamais vraiment.Ici, l&rsquo;auteur fait un truc beaucoup plus malin. Le titre nous parle indirectement&#8230;une image allant du bas vers le haut&#8230; ce qui est d\u00e9j\u00e0 un indiceL&rsquo;auteur nous balance vingt-quatre fragments de vie racont\u00e9s \u00e0 la premi\u00e8re personne. Et quand je dis fragments, je parle vraiment de ces petits moments qui composent nos journ\u00e9es sans qu\u2019on y fasse trop attention : un sac perdu, une rencontre improbable \u00e0 Florence, un trajet en tram, un vieux souvenir d\u2019\u00e9tang, un objet oubli\u00e9. Des sc\u00e8nes qui semblent banales\u2026 mais qui deviennent fascinantes d\u00e8s qu\u2019on les regarde autrement. \u00c9videmment, en lisant, je me suis pos\u00e9 la question que tout le monde se pose : est-ce que c\u2019est lui ? Est-ce que l&rsquo;auteur raconte sa vraie vie ? La r\u00e9ponse est tr\u00e8s belge, donc un peu floue : oui\u2026 et non. Il part souvent d\u2019un souvenir r\u00e9el, d\u2019un moment v\u00e9cu, d\u2019une ambiance qu\u2019il a connue. Et puis la fiction arrive, met son grain de sel, et transforme tout \u00e7a en histoire. R\u00e9sultat : on flotte entre r\u00e9alit\u00e9 et imagination. Et c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment l\u00e0 que le livre devient vraiment cool \u00e0 lire. Ce que j\u2019ai particuli\u00e8rement aim\u00e9, c\u2019est que Luc Dellisse ne vous prend pas par la main comme un GPS qui r\u00e9p\u00e8te \u201ctournez \u00e0 gauche\u201d. Il vous montre une sc\u00e8ne, et puis\u2026 il vous laisse r\u00e9fl\u00e9chir. Certaines histoires s\u2019arr\u00eatent presque brutalement, comme si quelqu\u2019un coupait la lumi\u00e8re avant la fin du film. Et au lieu d\u2019\u00eatre frustrant, \u00e7a marche. Parce que la vraie vie fonctionne comme \u00e7a : il n\u2019y a pas toujours une morale, une explication, ou un g\u00e9n\u00e9rique de fin. Le titre du livre r\u00e9sume parfaitement le truc. Une contre-plong\u00e9e, c\u2019est ce moment o\u00f9 l\u2019on remonte vers la surface apr\u00e8s avoir explor\u00e9 les profondeurs. Et c\u2019est exactement ce que fait Dellisse avec la m\u00e9moire. Il plonge dans ses souvenirs et remonte avec des morceaux de vie : un objet, une rencontre, un moment qui semblait banal mais qui prend soudain une autre dimension. Le livre commence dans l\u2019eau et se termine dans l\u2019espace. Franchement, pour un recueil de nouvelles, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 un beau voyage. Incroyable, dans cette vie d&rsquo;\u00e9quinoxe, tr\u00e8s solitaire, je m&rsquo;\u00e9tais fait un ami, un exil\u00e9 comme moi, pas plus normand que moi, grand lecteur, grand buveur, une sorte de fr\u00e8re de lait. Contre-Plong\u00e9es &#8211; Luc Delisse &#8211; Editions Lamiroy Au fil des pages, je me suis aussi rendu compte que ce livre parle beaucoup du temps qui passe. Mais sans tomber dans le mode \u201cc\u2019\u00e9tait mieux avant\u201d. Dellisse regarde sa vie avec une distance amus\u00e9e, presque ironique. Il parle d\u2019amours, de voyages, de hasards bizarres, de chemins qu\u2019on prend sans trop savoir pourquoi. Et derri\u00e8re tout \u00e7a, il y a une id\u00e9e simple mais assez belle : la vie n\u2019est peut-\u00eatre pas si courte que \u00e7a. Quand on regarde tout ce qu\u2019on a d\u00e9j\u00e0 v\u00e9cu, elle peut m\u00eame sembler sacr\u00e9ment longue. En refermant&nbsp;Contre-plong\u00e9es, je me suis dit un truc : ce livre ressemble un peu \u00e0 ces bo\u00eetes pleines d\u2019objets qu\u2019on retrouve dans un grenier. On tombe sur un billet, une photo, un vieux truc dont on avait oubli\u00e9 l\u2019existence\u2026 et tout \u00e0 coup, un souvenir revient. Luc Dellisse fait exactement \u00e7a avec la litt\u00e9rature : il prend ces petits fragments de vie et les transforme en histoires. Et au final, c\u2019est peut-\u00eatre \u00e7a le plus intriguant dans ce livre. Il vous rappelle que les grandes histoires ne commencent pas forc\u00e9ment avec un dragon, un meurtre ou une explosion. Parfois, elles commencent simplement avec un d\u00e9tail. Un moment. Un souvenir. Bref, si vous pensez que la litt\u00e9rature belge est forc\u00e9ment s\u00e9rieuse et poussi\u00e9reuse\u2026&nbsp;Contre-plong\u00e9es&nbsp;pourrait bien vous prouver le contraire. Et qui sait : apr\u00e8s quelques pages, vous risquez m\u00eame de regarder vos propres souvenirs comme des d\u00e9buts de roman. Parce qu\u2019au fond, la m\u00e9moire est peut-\u00eatre le plus grand livre que chacun de nous porte dans sa poche.<\/div><\/li>\n<\/ul><\/div><\/div>\n\n<div class=\"wp-block-group alignwide lbql-section lbql-social\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\"><h2 class=\"wp-block-heading\">Le Belge qui lit sur Instagram<\/h2><p class=\"wp-block-paragraph\">Les livres, les coulisses et la Belgitude au quotidien.<\/p>\t\t<div id=\"sbi_mod_error\" >\n\t\t\t<span>Ce message d\u2019erreur n\u2019est visible que pour les administrateurs de WordPress<\/span><br\/>\n\t\t\t<p><strong>Erreur\u00a0:  aucun flux avec l\u2019ID 1 n\u2019a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9.<\/strong>\n\t\t\t<p>Veuillez aller sur la page de r\u00e9glages d\u2018Instagram Feed pour connecter votre compte.<\/p>\n\t\t<\/div>\n\t\t\n<div class=\"wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex\"><div class=\"wp-block-button is-style-outline is-style-outline--2\"><a class=\"wp-block-button__link wp-element-button\" href=\"https:\/\/www.instagram.com\/lebelgequilit\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Suivre sur Instagram<\/a><\/div><\/div><\/div><\/div>\n\n<div class=\"wp-block-group alignwide lbql-cta\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\"><h2 class=\"wp-block-heading\">Un livre \u00e0 d\u00e9fendre, une histoire \u00e0 raconter ?<\/h2><p class=\"wp-block-paragraph\">Auteurs, maisons d\u2019\u00e9dition, festivals et partenaires : construisons ensemble une rencontre litt\u00e9raire qui ne ressemble pas aux autres.<\/p><div class=\"wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex\"><div class=\"wp-block-button lbql-primary\"><a class=\"wp-block-button__link wp-element-button\" href=\"\/index.php\/collaborations-partenariats\/\">D\u00e9couvrir les collaborations<\/a><\/div><div class=\"wp-block-button is-style-outline is-style-outline--3\"><a class=\"wp-block-button__link wp-element-button\" href=\"\/index.php\/newsletter\/\">Recevoir les prochaines chroniques<\/a><\/div><\/div><\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CHRONIQUES \u2022 RENCONTRES \u2022 BELGITUDE La litt\u00e9rature belge m\u00e9rite mieux qu\u2019un coin de biblioth\u00e8que. Bienvenue chez Le Belge qui lit : des chroniques franches, des auteurs d\u2019ici, des interviews et quelques d\u00e9tours litt\u00e9raires sans langue de bois. Explorer autrement \ud83c\udde7\ud83c\uddea Frites-Mayo Le meilleur \u2014 et parfois le plus surprenant \u2014 de la litt\u00e9rature belge. Lire les chroniques \u2192 \ud83c\udf99\ufe0f La Bo\u00eete Des interviews et des rencontres avec celles et ceux qui font vivre les livres. Entrer dans La Bo\u00eete \u2192 \ud83d\udd0e La bonne recherche Retrouver une chronique par auteur, maison d\u2019\u00e9dition ou univers. Explorer les auteurs \u2192 Les derni\u00e8res chroniques Le Belge qui lit sur Instagram Les livres, les coulisses et la Belgitude au quotidien. Un livre \u00e0 d\u00e9fendre, une histoire \u00e0 raconter ? 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